‹ La porte des humbles, 1915-1917Chapitre 115 sur 146 · A Ouarré · texte numérisé non relu

A Ouarré

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Cher ami, vous me croirez, si vous pouvez, mais je vous affirme que je suis vraiment étonné d'avoir pu agir avec tant de force sur un Bourguignon tel • que vous. Il ne me reste plus qu'à conquérir la Normandie, ce qui est plus difficile encore, surtout depuis qu'elle est occupée par les Anglais. J'ajoute r que j'en suis très fier, naturellement. Eh! quoi? Pas une objection, pas une réserve, rien de tout cela. Votre âme seulement, rien que votre âme, apparentée sans doute mystérieusement à la mienne. Je ne me -■ suis donc pas trompé. Savez-vous que je prie chaque matin pour vous à ma communion quotidienne? :\ri Je vous l'apprends donc, si cela peut vous consoler ^ et vous fortifier. Car je tiens à mettre ma vie en parfait accord avec ce qui est dit dans mes livres, 7 chose peut-être assez rare. Le moment, d'ailleurs, Jest terrible et je pense qu'il va être demandé beau- reçu coup aux amis de Dieu dont nous sommes l'un et l'autre, certainement.

Vôtre.

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