‹ La porte des humbles, 1915-1917Chapitre 126 sur 146 · Continué mon nouveau chapitre · texte numérisé non relu

Continué mon nouveau chapitre

L'excellente femme de ménage que nous employons fréquemment vient m'exposer une situation fort pénible. Elle est persécutée par une gueuse qui, non contente de lui faire la vie impossible par ses injures et ses calomnies, a l'imprudence de la citer devant le juge de paix, réclamant 300 francs d'indemnités pour les dommages prétendus.

Sur-le-champ j'écris à ce magistrat, lui disant mon estime pour cette malheureuse et le priant de la protéger contre les entreprises de l'abominable soularde qui la poursuit.

26. — Copie et mise au net de mon IIe cha- • pitre, les Apparences, travail qui me paraît meilleur que le précédent. Cela m'occupe plusieurs heures et me fatigue.

Vers 5 heures, arrive Souberbielle, bientôt suivi de Pierre, de Christine, de Jacques et de Raïssa. Invasion délicieuse.

Échecs d'abord avec Pierre, puis dîner et enfin lecture très demandée de mon chapitre qui obtient le plus évident succès. On pourrait

oroire que j'ai fait une chose surnaturelle. Tous nos convives partent pour Bures vers 10 heures, à l'exception de Souberbielle.

27. — Aucune lettre, aucune visite. C'est une de ces crises trop connues où l'épreuve de toute ma vie, l'attente, m'est durement infligée.

J'essaie pourtant de travailler. Commencé un nouveau chapitre sans savoir le moins du inonde quel en sera l'objet.

28. — Messe à 7 heures, avec Souberbielle et Elisabeth. Rien encore, sinon un pénible effort de continuation du chapitre commencé hier et que je finirai, j'ignore comment.

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