‹ La porte des humbles, 1915-1917Chapitre 132 sur 146 · Messe à 8 heures avec Jeanne, Véronique et Madeleine · texte numérisé non relu

Messe à 8 heures avec Jeanne, Véronique et Madeleine

Le facteur continue à ne rien m'apporter.

Commencé fort péniblement un nouveau chapitre.

Dans l'après-midi, vers 4 heures, visite d'un jeune médecin auxiliaire, Maurice Bourg, qui

m'écrivit le 1er juin 1916 de l'hôpital, ayant été gravement blessé. Il se disait admirateur de mes livres, exprimant le désir de me voir. Je lui répondis de manière à le contenter et le voici : Il a perdu un œil et la moitié du nez. Mais c'est un jeune homme bien élevé et très sympathique.

Je cause volontiers avec lui. Jeanne aussi. Nos filles lui sont présentées. Il reste près de deux heures, m'ayant empêché de travailler. N'importe, je le reverrai volontiers.

Lu presque entièrement le livre de Pierre avec une grande joie. C'est un très beau livre, très prenant, très pénétrant, capable d'agir avec force sur les âmes.

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