‹ La porte des humbles, 1915-1917Chapitre 25 sur 146 · Continué Sainl Paul · texte numérisé non relu

Continué Sainl Paul

A 3 heures, arrivent Martineau et Anne-Marie

qui vont passer quelques jours en Touraine.

Nos bons amis s'en vont à 4 heures et demie après une longue causerie.

A 5 heures, c'est Boutet amené par Véronique qui l'a rencontré dans le tramway. Le pauvre homme est accablé de tristesse et d'horreur. Il déclare ne pouvoir supporter cette abominable guerre. En outre, ses affaires vont aussi mal que possible et il trouve quelque soulagement à me parler de ses peines.

Il me dit aussi son attrait pour les pratiques religieuses qui le font reculer cependant, le malheureux étant, comme tant d'autres, victime du scandale et trop habitué à observer le ridicule ou l'indignité de certains pratiquants, prêtres ou laïques. Nous lui disons ce que nous pouvons, Véronique et moi.

Page 1