‹ La porte des humbles, 1915-1917Chapitre 80 sur 146 · Achevé sans trop de peine ma lettre à de Groux · texte numérisé non relu

Achevé sans trop de peine ma lettre à de Groux

2. — Ni messe, ni communion. Mes palpitations de cœur augmentent et je n'ose affronter le froid qui est très vif.

3. Dimanche. — Après-midi, voici Termier, ses fdles et mon petit fdleul Christophe, délicieux enfant que je vois avec un plaisir extrême. Termier, qui a vu l'exposition de de Groux, me demande la lecture de la lettre que j'ai donnée ce matin à Madeleine pour la porter au destinataire chez qui elle devait déjeuner. Je lis donc le brouillon puis, à la demande générale, je lis les dernières « Méditations » qui sont fort admirées.

Pendant cette lecture, Rouault est venu, bientôt suivi de sa femme et de ses deux petites fdles. Mais celles-ci ne restent pas et nous gardons Rouault seul après le départ des Termier. Il dîne avec nous et nous intéresse vivement, ayant d'excellentes choses à dire. Il est, comme moi, très préoccupé de la guerre et tout à fait dans mes pensées.

Madeleine, revenue à l'heure du dîner, nous dit la joie et l'enthousiasme de de Groux à la lecture de ma lettre.

4. — Lecture d'Isaïe. Un projet d'exégèse du chapitre XXIVe commence à se préciser.

A Mme S... Je lui parle de ma santé si misérable la semaine passée, de mon livre heureusement achevé et de la prière pour les défunts sur qui je compte pour préserver mon ouvrage des mutilations de la censure. Enfin, je lui parle de son fils que nous aimons déjà et à qui nous espérons être utiles.

Aucune lettre.

5. — Reçu enfin deux exemplaires de l'article envoyé l'année dernière à l'éditeur Meunier et que j'ai publié dans Au seuil de l'Apocalypse, page 328. Fascicule d'une publication très somptueuse et de peu d'intérêt.

Lecture d'Isaïe et de Marbot toute la journée.

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