SCÈNE V
BLONDEL, un instant seul, puis successivement LE COMTE DE RHIMBERG, MICHEL, LE- TRAPU, les ouvriers et enfin LA MÈRE TAUPIER.
blondel. — Quelle fatalité me poursuit donc, mon Dieu!
michel, au dehors — C’est lui... c'est bien lui, vous dis-j?. Je le tiens donc enfin !
letrapit, au dehors. — Pas cucore!
Grand bruit. Cri de Michel. Rumeur. Le comte rentre précipitamment en sYpoussetant.)
blondel. — Qu’y a-t-il donc ?
le comte. — Un de vos ouvriers...
blondel. — Tombé d’un échafaudage...
le comte. — Presque sur mes épaules, le maladroit!
blondel, au fond. — Ici ! ici! Transportez- le ici !...
(Beux ouvriers portent Michel évanoui. Une foule de gens de toute sorte tes suit. Les uns pénètrent dans la baraque, les autres restent U la porte.) blondel. — Michel!... oh ! le pauvre garçon ! lktrapu. — Quel malheur! bon Dieu! quel malheur 1
i. xpoii lotte. — Mais comment que cest-y arrivé ?
blondel. — Appelez un médecin.
letrapv, bas au comte. — 11 était temps, monsieur le comte; il vous a reconnu. C’est le futur de la petite.
le comte, bas. — parfait!
laI’OIT.otte, regardant Michel. — Est-il pûle ! letrapc, môme jeu. — On le dirait quasimorl !
LA MÈRE TAtPiER, perçant la foute. — Mort!...
Qui doue?... Michel!... Oh! nous sommes tous maudits I
le comte. — Celle femme...
(H se met h l’écart.)
la vère taipier, cherchant à donner des soins h * m Michel. — Michel! mon pauvreenfant ! tu n’es pas mort, n’est-ce pas? Dien ne m’a pas enlevé mon dernier soutien.
blondel, lui tâtant le cœur — Rassurez-vous !... le cœur bat encore...