I.E COMTE. — Oui
Guillaume, se rapprochant du comte, à part. — Ce n'est pas un voleur. (Haut.) Monsieur, entrez donc dans ma maison, s’il vous plaît.
le comte. — Non, j’aime autant rester ici; j'attends quelqu’un... Donc, tu aimes l'argent et l’or davantage?
GUILLAUME. — Un peu.
le comte. — C’est pour cela que tu as dans un ooin de ta cave un petit baril qui en est plein.
Guillaume, i> part. — Ileinl... qu'est-ce qu'il dit donc?... Ça doit être un voleur.
(Il s’éloigne du comte.)
le comte. — On sait que tu es un compère avare et que tu sais garder un secret. Eh bien, moi, je vais te dire le lien.
GUILLAUME. — Bah I
le comte. — Tu murmurais contre la noce de Madeleine Taupier, parce que lu aimes Madeleine et qu’elle en épouse un autre.
Guillaume. — Vous savez cela, vous?
le comte. — Tu le vois bien. Je sais encore que si Mariette, la uière de Madeleine, voulait l'écouter, lu épouserais bien Mariette: niais la mère, comme la fille, ne veut pas de toi.
Guillaume. — Ah çà! qui vous a dit?...
le comte. — Personne... Mais apprends que je saistout et queje peux tout... Oue cela ne te sorte nas de la mémoire... Ainsi, lu te nommes Guillaume, dit le Sot ; tu as une maison que voilà, et cette autre (Montrant la maison à gauche.) où demeure la mère Tatipier.
Guillaume. — Tout ça est vrai... Oui, j’ai deux maisons, mais ça no me rend pas plus lier. le comte. — Tu vas en vendre une.
GUILLAUME. — Du tout.
le comte. — Je te dis que si.
Guillaume. — Et à qui, mon Dieu?