ACTE I, SCÈNE III
aucun, et j'allais partir, quand j’ai entendu des voix de femmes ; alors je me suis dit : Là où il y a des femmes, il y a toujours de la bienveillance, de la générosité , et je n’ai pas hésité à vous demander aide et protection.
VICTORIA
La providence vous a guidé , Monseigneur.
béatrix.
Êtes-vous sûr que l’on ne vous ait pas vu ?
ORLANDO
Je n’al rencontré personne.
BÉATRIX
C’est possible... tous les domestiques sont occupés pour la réception du Vice-Roi.
ORLANDO
Le Vice-Roi doit venir iri... chez qui suis-jc donc?
VICTORIA
Chez le comte de Torreni.
ORLANDO, effrayé.
Chez le comte de Torreni !
VICTORIA
Oh ! soyez tranquille, je ne partage pas les opinions de mon parrain... je fais serment de vous sauver, même au risque de ma vie. Je vous cacherai.
BÉATRIX
Pardon, Mademoiselle... mais Monseigneur ne peut pas demeurer au château... il y serait découvert, soyez-en certaine, et M. le Comte le livrerait.
1 VICTORIA
Il y a du sang à votre main... c’est sur vous que l’on a fait feu, tout à l'heure?
ORLANDO
Ce n’est rien... la balle a effleuré mon brus.
BÉATRIX
On vient de ce côté ; entrerlà , Monseigneur. * (Ils sortent tous les trois par la droite.)
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