‹ La poste à un pennyChapitre 1 sur 7 · DE LA TRÉSORERIE DE SA MAJESTÉ · texte numérisé non relu

DE LA TRÉSORERIE DE SA MAJESTÉ

Messeigneurs,

Je demande très-humblement et trèsrespectueusement la permission de soumettre à Vos Seigneuries un projet de la plus haute importance : c’est d’abaisser uniformément, par une mesure générale et efficace, sans compromettre en rien le revenu du Trésor, le tarif du

CG qe ge ce QE nn EE ge he 0 OL A + 0 te qe Pa ne re ge 6 ml Me

transport des lettres par la poste à un penny.

- J'ai l'honneur d'être, Messeigneurs, avec le plus profond respect, de Vos Seigneuries le très-obéissant et trèshumble serviteur,

SAMUEL FORRESTER, Officier d’excise.

Falkirk (Écosse), le 14 décembre 1830.

Une grande réforme est projetée :

c'est une de ces innovations qui, pour les esprits superficiels ou indifférents, ne semblent que des questions de détail, et qui, vues de plus près, sont liées aux intérêts les plus importants et les plus sérieux d'un État bien gouverné.

Tout a été dit sur les réformes postales. Il s’agit aujourd'hui, par une mesure générale, d'établir la taxe uniforme du transport des lettres à un penny.

Deux intérêts également graves sont en présence :

Il faut éviter de compromettre, par

T0 AE une innovation précipitéeetimprudente, le revenu du Trésor; l’abaissement du tarif a toujours été motivé par la promesse certaine d’un accroissement du revenu combiné avec la plus grande satisfaction des contribuables.

Les droits de port ne peuvent être abaissés efficacement que si la perception en devient aussi peu coûteuse que possible, si le public trouve dans les mesures nouvelles tous les avantages qu'il a droit d'attendre, si la régularité et la rapidité de la correspondance ne - sont nullement entravées, si les opérations variées des bureaux, pour la réception, le contrôle et la distribution, s'accomplissent avec cette promptitude qui comprend le prix du temps dans les dépenses nécessaires.

Page 1