‹ La poudre aux yeux (volume 2)Chapitre 13 sur 31 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

Malixgeab^ Madame Malikgeab, Emmelike, Ra« TiNOis, Madame Eatinois.

{Madame Ratinoia est en grande toilette. M, Ratinois porte un habit, une cravate blanche et des gants blancs.)

Madame Ratinois. Madame I . . .

Ratinois. Docteur I . . .

Madame Malingear {à madame Ratinois). Quelle heureuse surprise! Etes-vous enfin décidée à prendre ^appartement ?

Katinois. Non, nous ne venons pas positivement pour ça. . .(À part,) Dieu! que je suis emu!

Malingeab {à Éatinois). Votre indisposition se serait-elle aggravée ?

Ratinois. Merci, ça ne va pas mal!

Madame Ratinois. Nous venons pour autre chose . . .

M. ET Madame Malingeab {feignant Vétonnement). Pour autre chose ?.. .

Emmelii^^e {à part). Le père a une cravate blanche . . .c'est pour la demande!. , .{On s'assied; Emmeline reste debout près du piano,)

Ratinois {très ému). Nous avons une communication à vous faire . . . une de ces communications . . . {Â sa femme.) Parle, toi!

Madame Ratinois. Intime et confidentielle. . .

Emmeline. Maman, mon professeur de de^^ est là qui m^attend! r*=s=i-T

Madame Malingeab. Va, mon enfant.

Malingeab {à part). Est-elle intelligente?

Emmeline {saluant). Madame!. . .monsieur!. . .

M. ET Madame Ratinois. Mademoiselle!. . .{Em* meline sort.)

Malingeab. Nous voilà seuls!

Madame Ratinois {bas, à son mari). Parle!...

courage!.. .

Ratikois (bas). C'est inutile. ..ils ne voudront pas.

Madame Malingear. Nous vous écoutons.^

Ratinois (^rés ému). Monsieur et madame... je suis père. . .j'ai un fils unique. . .Frédéric. . .

Malingbar. Nous le connaissons.

Madame Malingear. Un charmant jeune homme !

. . .qui veut bien quelquefois honorer nos salons de sa visite . . .

Eatinois {bas, à sa femme). Nos salons!... Tu vois, ils ont plusieurs salons. . .ils ne voudront jamais!

Madame Ratinois {à son mari). Mais va donc!. ..

Eatinois. Ce jeune homme, qui est avocat, n'a pu voir votre demoiselle. . .votre honorable demoiselle. . . sans songer à une alliance ... qui l'honorerait. . .en nous honorant . . . s'il pouvait entrer dans votre honorable famille . . . que tout le monde honore.

Madame Malingear {jouant Vétotmement). Comment!. . .

Malingear {de mêms). Est-il possible!. . .

Ratinois {bas, à sa femme). Là!... tu vois?... Allons-nous-en!

Malingear. Monsieur, je vous avoue qu'une pareille demande . . . faite à l'improviste . . . nous surprend un peu!

Ratinois {de même). Allons-nous-en!

Malingear. Un mariage est une chose délicate ... et nous vous demandons la permission de nous consulter. . .de réfléchir.

Madame Ratinois. Comment donc!., .c'est tout naturel!

Madame Malingear. Dans quelques jours nous vous ferons connaître notre réponse! {On se lève.)

Ratinois {à paru). Ils ne refusent pas! {Haut.) Ah! madame!. . .Ah! docteur!. . .Ah! ma femme!. . .

Madame Malingear {bas, à son mari). Eh bien, la poudre aux yeux ?.. .

Malingear {de même). C'est admirable! Je suis converti! {Très haut, à sa femme.) Chère bonne. . . priez la femme de chambre de dire au domestique de

P Vb-^

dire au cocher d^atteler Brillante et Mirza, . .Je dîne chez la duchesse I

M. ET Madame Ratinois {avec admiration). Chez la duchesse!. . .

Malingeab {à part). V^lan! dans les yeux!*^. . .

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