‹ La poupee de Nuremberg operacomique en un acteChapitre 10 sur 33 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

A moi la jeunesse Et sa folle ivresse !

A moi les désirs ,

A moi les plaisirs !

Une jouissance Qu’on atlend , d’avanee Sait bannir du cœur Soucis et douleur !

Pendant la semaine entière ,

D'un maître dur et jaloux,

11 faut craindre la colère ,

Il faut subir le courroux !...

Mais je me dis ; Un beau dimanche Bientôt vieudra ;

Et mon cœur prendra sa revanche Près de Berta 1

Tuteur grondeur, maître jaloux ,

Ah ! je suis plus heureux que vous 1 A moi la jeunesse, etc.

J’aime une charmante fille Qui i)’a que moi pour famille !

C’est mon trésor, mes amours,

Le beau rêve de mes jours.

Oui , c'est ma seule pensée...

Que bientôt un doux lien M’unisse à ma fiancée !...

(I ristement.)

Mais hélas ! nous n’avons rien ;

Tous deux, en calculant bien ,

Pour total qu’avons-nous?... rien!

Bien , rien ! .

(Reprenant sa gaieté.)

Eli bien , eh bien !

Ne vais-je pas m’attrister pour cela...

Mon Dieu, mon Dieu, l'argent viendra ;

Eu attendant, l’amour n’est-il pas là?

A moi la jeunesse Et sa folle ivresse!

A moi les désirs ,

A moi les plaisirs , etc.

Àh! maître Cornélius, vous me pillez, vous me dévalisez... et pendant que vous soupez en ville, vous voulez me faire passer mon carnaval en tête à tête avec mon oreiller... c’est ce que nous allons voir. (On frappe trois coups dans la main au dehors.) Ah ! ce signal... c’est celui dont je suis convenu avec Berta... en lui donnant tantôt la clé de la petite porte du jardin. (Ouvrant la porte qui donne sur le palier.) C’est toi?...

berta, en dehors.

Oui... éclairez-moi dans l’escalier, monsieur Miller.

miller , prenant la lampe sur le bahut et éclairant. Tiens bien la rampe 1...

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