DUO
berta, entrant ; elle est enveloppée d'une mante.
Me voilà !
Me voilà !
Miller , avec bonheur.
C’est elle ,
C’est ma belle Berta !
Je te vois! quelle ivresse!
Plus d’enuuis,
De soucis !
Quelle nuit d’allégresse !
Nous voilà réunis !
BERTA
Je te vois, quelle ivresse!
Plus d’ennuis ,
De soucis !
Quelle nuit d’allégresse !
Nous voilà réunis !
berta, regardant Miller.
Déjà prêt... avec ton costume?
miller, vivement.
Et toi, Berta , voyons le lien ?
(Il débarrasse Berta de sa mante. — Étonné de ne pas la trouver costumée. )
Eh bien !...
Rien?
BÈRTA.
Rien !...
Tu vas me gronder, je présume.
MILLER
Mais je ne comprends pâs pourquoi...
berta, lui prenant la main.
Écoute-moi !
Écoute-moi !
Pendant toute la semaine,
J'avais travaillé gaiment,
Pour amasser à grand’peine Le prix d'un déguisement.
Mais... hier... une pauvre femme,
Ne pouvant nourrir son enfant ,
Tient à moi, la douleur dans l’âme,
El me demande un peu d’argent...
J’ai tout donné!... Sois indulgent!
MILLER
Moi, te gronder !... non pas, vraiment,
Ma chère enfant !
{Il l'embrasse. — Très-gaiment : )
Pour être bons et bienfaisants,
Ma foi, vivent les pauvres gens!
Quand on u’a rien !
Ou presque rien ,
Qu’il est doux de trouver moyen De faire encore un peu de bien.
Ensemble.
Pour être bons et bienfaisants ,
Ma foi , etc.
MILLER
Eh bien, nous n’irons pas au bal ;
Mais nous allons ici souper gaiment ensemble...
berta, soupirant.
Ne pas danser en carnaval !
C'est dommage pourtant quand l’amour nous rassemble.
MILLER
Que veux -tu, ma Berta, prenons notre parti.
[Montrant son costume.)
Je vais «initier cet habit diabolique...
[Se dirigeant vers la porte de sa chambre.)
Allons! (s'arrêtant) Mais non! [réfléchissant) Cesl cela, vraiment oui. berta, étonnée.
Qu’as-tu donc?
miller, à lui-même.
Pourquoi pas ?...
berta , riant.
Quelle mouche le pique ?