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La Pourriture du Cœur de la Betterave;

raient pas, indépendamment de l’hybridation, modifier plus ou moins profondément certains caractères.

M. Camus répond que les influences invoquées par M. Devaux peuvent assurément produire des modifications, mais d’ordre secondaire et affectant surtout le système végétatif; les organes lloraux peuvent être modifiés dans leur grandeur relative et dans certaines particularités sans importance, mais leurs attributs essentiels restent intacts.

M. Prillieux fait à la Société la communication suivante :

LA POURRITURE DU CŒUR DE LA BETTERAVE; par M. Ed. PltlIiLlEIJX.

J’ai pu suivre cette année, près de Mondoubleau (Loir-et-Cher), les phases d’une maladie de la Betterave qui a fait chez moi cle grands ravages. Elle n’est pas inconnue, elle a été maintes fois signalée et étudiée en Allemagne d'une façon spéciale sous le nom de Pourriture du cœur de la Betterave, parce que le caractère le plus saillant de la maladie, celui qui a seul frappé les observateurs, consiste en ce que les jeunes feuilles du cœur meurent, se dessèchent et deviennent noires. Ces petites feuilles tuées par la maladie sont couvertes d’un revêtement velouté d’un noir-olive formé par les fructifications d’un Champignon qui a été décrit par Fuckel sous le nom de Sporidesmium putrefaciens et considéré comme la cause de la pourriture du cœur.

C’est à la fin d’août et au commencement de septembre que j’ai vu apparaître la maladie dans un champ de Betterave d’une très belle venue et qui promettait une belle récolte. Avant que la mort et le noircissement des feuilles du cœur se produisît, la maladie se manifesta par un autre caractère très général et très constant qui n’avait pas encore été signalé. Les grandes feuilles bien développées, au lieu de demeurer un peu dressées, s’abaissaient vers la terre à peu près comme si elles étaient fanées, ainsi qu’on le voit si souvent à la fin d’une journée chaude où un brillant soleil a causé un excès de transpiration, mais elles ne se relevaient pas pendant la nuit; elles devenaient jaunes souvent sur une moitié seulement de leur étendue et finissaient par se dessécher plus ou moins complètement.—J’ai pu constater, sur des milliers de plantes, que cet abaissement des feuilles suivi d’un dessèchement partiel ou complet du limbe est la conséquence d’une altération spéciale de la face supérieure du long et robuste pétiole de la feuille qui présente, sur une grande partie de sa longueur, souvent

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