‹ La poussée évolutive dans les Adénopathies Tuberculeuses: Influence des injections de sulfates de terres cériquesChapitre 18 sur 60 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

Adénopathies cervicales. — Pousséés successives. — Influence des Pélospanines sur certaines poussées. — Aucune influence sur le processus en général.

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Marius T..., 20 ans. — Ce malade a déjà présenté de nombreuses adénopathies tuberculeuses interminables. En février 1922, il est traité pour une adénopathic cervicale rétro-maxillaire, de la grosseur d’une mandarine dure, sans fluctuation, siégeant à droite : il reçoit des injections de Pélospanine.

Lors des 8 premières piqüres, l'adénopathie serait devenue plus dure, plus douloureuse et le traitement aurait occasionné quelques troubles généraux (diarrhée, fatigue). Au 10 mars, époque où je le prends en soins, l'adénopathie paraît moins volumineuse, mais elle est ramollie. Des ponctions répétées avec lavage au liquide de Calot n’empêchent pas la fistulisation de la masse à sa partie inférieure, ceci le 15 mars.

Après cette évacuation spontanée, le trajet fistuleux semblerait avoir tendance à se fermer, mais, à chaque pansement, se rouvre, on fait alors des Pélospanines (le traitement n'avait été retardé qu'à cause de l'intolérance accusée antérieurement par le malade).

Le 20 mars, première piqüre de cette série, la deuxième, Dès le 24 mars, le trajet fistuleux situé à la partie inférieure ne communique plus avec la masse, elle-même composée de deux parties, une postérieure dure et une antérieure ramollie que l’on doit évacuer par ponction le 1% avril.

Au 5 avril, la fistule est complètement fermée, la masse supérieure ne comporte plus de pus, mais un liquide séreux, un peu sanguinolent, la peau sus-jacente n'est aucunement altérée. On doit faire des ponctions, nécessaires tous les trois jours, car elle se ramollit rapidement, fondant de jour en jour jusqu'à se réduire à un minime liseré induré (on emploie toujours le liquide de Calot), le liquide contenu est rouge noir, filant, |

Le 22 avril, à la fin de la série, il n'y a plus, semble-t-il, de liquide, mais une masse dure, sous-cutanée, faisant corps avec la peau, le tout une peu chéloïdien et nettement moins gros qu'au début, le trajet inférieur est complètement fermé et l’état général très bon. La poussée semble finie, le malade ne revient pas pour le traitement. On le voit cependant, fin mai, lors d’une visite pour l'assistance obligatoire, l’état était alors stationnaire, plutôt meilleur.

Fin mars 1923, ce malade revient à l’occasion d’une nouvelle poussée au niveau de la même adénite maxillaire droite. L'amélioralion avait persisté une dizaine de mois, puis c’est redevenu douloureux,

On constate, à ce moment, que l'ancienne masse ganglionnaire est de la grosseur d’une petile pomme avec un point fluctuant assez haut, là où la poche s'était fistulisée autrefois (c’est en raison de l'accroissement du tuberculome ayant lieu surtout à la partie inférieure que l’ancien point fistuleux paraît plus haut par rapport à la masse), :

En arrière du rebord de la branche horizontale du maxillaire, toujours du côté droit, an note un nouveau ganglion de la gTOS-

scur d’une noix encore dur. Autour de ces deux ganglions existe une grosse périadénite douloureuse, surtout marquée autour du ganglion le plus récemment atteint.

Le 3 avril 1923 on commence les piqüres de Pélospanines. Dès la quatrième piqûre, périadénite et douleurs ont disparu. À ce moment, le processus semble s'arrêter, mais, au niveau de l’ancienne adénopathie seulement. On continue les piqûres, car au niveau de la nouvelle adénopathie il y a peu de modification.

Au 25 avril 1925, la régression de l’adénite ancienne s’est accentuée, cependant le ganglion nouveau persiste avec une grosse périadénite. La série finie, on cesse les piquüres.

Le 3 avril 1923 on commence jes piqûres de Pélospanines. Dès la presque qu'on se trouve en présence d'un abcès chaud sans pourtant qu'il y ait de ramollissement ; les ponctions ne ramènent pas de pus el on ne constate aucune cause possible d’adéno-phlegmon (dents intactes).

On reprend les piqüres (à 2? c.c. seulement), les premières semiblent améliorer le processus ; on s'arrête à la prière du malade pour les reprendre le 11 mai, alors qu'en un point du ganglion nouveau il y a une zone ramollie. La ponction ramène du pus froid typique. On note alors l'apparition d'un nouveau ganglion dur, derrière le bord inférieur du maxillaire, entre l’ancienne et la nouvelle adénorpathie. L'empâtement de la région est considérable. Le malade abandonne le traitement.

Il revient le 20 février 1924. La poussée de 1923 avait assez rapidement disparu, non sans avoir laissé cinq ou six fistules par où le pus s'était écoulé des trois ganglions.

Une nouvelle poussée venait de survenir d'abord au niveau du ganglien rétro-angulo-maxillaire. Celui-ci apparaît sous forme d’une poche tendue et on évacue par ponction, le 20-février 7 à 8 c.c. de pus froid grumeleux. La reproduction du pus est rapide ; le lendemain, 21 février, la ponction ramène 10 c.c. de pus rougeâtre liquide. Le 25 février, au cours d'une ponction, la poche s'ouvre et il sort 30 em° de pus rougeâtre et de magna sanglant.

Le malade, acceptant mal un traitement par piqûres, est envoyé au service de radiothérapie : il revient à la consultation de chirurgie

. dès qu'il en est besoin.

Fin mai 1924, on constate que l’adénite rétro-maxillaire et les deux autres forment une masse considérable avec poches de pus se vidant mal et gros empâtement périphérique : la poussée gagnant

successivement les trois ganglions, on décide le malade à recevoir une nouvelle série de piqûres.

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