OBSERVATION X
Abcès chaud ou abcès réchauffé de l’aisselle, — Influenece des Pélospanines.
Mme P..., 37 ans. — Au 31 mars cette malade présente une adé-
nite axillaire droite, de la grosseur d’une noix, adhérente à la peau, empêchant toute élévation du bras, mais ne présentant aucun des caractères de l’abcès chaud.
L'état général est très défectueux ; on pense à une adénopathie bacillaire et on tente un traitement par les Pélospanines intraveineuses (7 piqüres).
Dès la deuxième piqûre, l’adénopathie, jusque là indolore, devient très douloureuse, évoluant rapidement vers le ramoïlissement. Une ponction ayant révélé du pus crémeux d’abcès chaud, on cesse les piqüres et on incise l’adénopathie (pansement avec drain).
Au 29 mars, l'adénopathie paraît guérie : il persiste une grosse induration.
En raison de l’état défectueux de la malade, on lui fait faire une série de piqûres de cacodylate de soude : l’état général est vite rétabli mais l’induration locale persiste plus longtemps. Cependant, le problème reste entier, car cette malade a fait ultéricurement :
1° Une poussée légère de bacillose pulmonaire en 1923 ;
2° Au début de 1924, une série d’abcès tubéreux de l’aisselle, moins profonds, présentant les mêmes caractères que cette adénopathie à allure froide subaiguë,