OBSERVATION XI
Adénite axillaire froide avec périadénite influencée, au début, par
les injections de Pélospanines, —— Ultérieurement, aucune action
@ séries), — Ablation chirurgicale d'un ganglion purulent avec
coque épaissie.
Mme Ch.., 46 ans. — Cette malade aurait présenté en février 1922, à la suite d’un furoncle de l'avant-bras droit, une adénite
axillaire, qui serait réapparuc le 21 mars, bien après la guérison des lésions de l’avant-bras.
Lea 28 mars, la malade présente, sur la paroi interne du creux de l’aisselle, une adénite à peu près indolente, de la grosseur d’une noix ét non ramollie,
io
On essaie les Pélospanines B avec prudence (en raison des réac: tions observées peu avant chez la malade de l'observation n° X).
Vers la dixième piqüre (6 avril) l’adénite grossit, elle reste dure et devient douloureuse, cependant, la périadénite qui avait augmenté avec les premières piqüres, semble disparaître et le ganglion apparait nettement bilobé, sans aucune fluctuation, La peau n'est pas atteinte. A la fin de la première série de 20 piqûres (19 avril), l'adénite est grosse, plus grosse qu'au début, la bilobulation ne se reconnaît plus, Le ganglion est toujours très dur mais indolent et sans fluctuation.
Le poids est tombé de 63 kgr. (28 mars) à 61 kgr. (19 avril), puis à 60 kgr. le 7 mai.
Le 7 mai, la malade revient : le ganglion est encore plus gros, il est redevenu douloureux, mais toujours dur et mobile.
En mai 1922 on fait une nouvelle série de 20 piqüres intraveineuses.
Au 8 juin, l’adénite paraît très douloureuse, plus grosse, la périadénite est notable. On fait en juin, une troisième série d'’injections. Le ganglion reste gros, sans tendance au ramollissement, toujours très douloureux, en raison d'une grosse périadénite.
La malade part à la campagne le 30 juin, traitement intercalaire, iode (sous forme de teinture) et tanrin (formule de Kuss). À son retour, en août, persistance du même état, l’adénite étant moins douloureuse toutefois, et la périadénite tendant à disparaître. Les injections de Pélospanines étant inefficaces en apparence, on cesse temporairement le traitement.
La malade revient le 29 janvier 1923, l’adénite est dans le même état, mais il n’y a plus aucune périadénite, ni aucune évolution vers le ramollissement, il semble s'agir d’une fibrose locale.
Des algies importantes persistent au niveau du membre supérieur sans aucune topographie nerveuse précise, le professeur Sicard con- &ille une intervention, /
L'ablation chirurgicale montre un seul ganglion, petit, de la grosseur d'une aveline, purulent à son intérieur avec une coque fibreuse bien limitée et résistante.
Revue en octobre 1925 : la guérison s’est maintenue.
Les injections ont amené un épaississement de la paroi antérieure de la veine sans thrombhose.