‹ La poussée évolutive dans les Adénopathies Tuberculeuses: Influence des injections de sulfates de terres cériquesChapitre 59 sur 60 · OBSERVATION XLV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XLV

Grosse adénopathie cervicale disgracieuse. — Disparition rapide de la périadénite. — Poussée. — Grosse amélioration. — Traitement en Cours.

Mlle Margucrite G..., 19 ans. — Vient consulter le 17 janvier

1924 pour une adénite bacillaire au-dessus du sterno-cléido-mastoïdien droit, dans sa partie médiane, adénite de la grosseur d'une pomme, très apparente, très douloureuse, avec périadénite empâtant le tout. On fait une première série en janvier-février.

Ce processus de périadénite disparaît. On constate une masse supérieure ramollie contenant du pus typique sans augmentation rapide et au-dessous trois petits ganglions isolés.

La deuxième série en février-mars 1924 amène, à la sixième piqüre, une augmentation rapide de la masse supérieure avec douleurs marquées. La ponction doit être faite, ramenant du pus typique le 17 mars, du pus sanglant les jours suivants.

La fistulisation se produit rapidement, malgré les ponctions. En raison de cette fistule, la série est prolongée et portée à 30 injections. La fermeture se fait assez rapidement.

En avril-mai 1924, on fait une nouvelle série ; un des ganglions inférieurs se ramollit et s'évacue en deux jours sans qu'on ait pu le ponctionner (la malade venant aux piqüres tous les trois jours). La poche supérieure subit également une poussée légère : elle redevient douloureuse ; l’ancienne fistule se rouvre, mais se ferme rapidement.

A la fin de la série (18 mai), la masse a considérablement diminué de volume : il ne persiste plus qu'une petite tumeur oblongue supérieure, sclérosée déjà, recouverte d'une peau encore un peu rouge et un peu amincie, avec deux points rouges de fistule, mais dont la cicatrisation apparaît en bonne voie.

Au-dessous, existe une petite poche purulente minime qui semble se scléroser également,

Les deux autres ganglions sont tout à fait insignifiants. Le traitement continue d’ailleurs.

La malade est très nerveuse, bien réglée’; cependant elle se rapproche, au point de vue mental, de la malade deal’observation 26 (cf. page 21).

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