LA FETE DANS LE PARC
Une nuit où ne dormant pas
vainement j'espérais de l'ombre
le bienfait d'un songe,
j'ai entendu un grand bruit dans le parc.
Ma curiosité a tiré les rideaux
qui demeurèrent toujours clos,
et j'ai ouvert la fenêtre
aux gonds rouilles que je n'ouvris jamais.
Et j'ai vu sous les chênes et les frênes illuminés par des flambeaux une foule parée qui dansait et chantait au son d'une musique stridente.
Tous étaient ivres,
3o LA PRAIMIK EN FLBURS
et les couples emportés par la danse foulaient aux pieds avec des rires d'autres couples gisant dans des flaques de vin et de sang-.
Ils m'ont aperçu penché sur ma fenêtre
et de mon visage triste ils se sont moqués.
Et je me suis enfui pour ne les plus connaître
et pour ne plus entendre leurs huées
ma veille s'est réfugiée
dans une tour d'oubli où je me suis muré.