‹ La prairie en fleurs, 1895-1902Chapitre 20 sur 55 · A LA SOURIANTE · texte numérisé non relu

A LA SOURIANTE

Gomme ces frêles joncs par des souffles couchés sur un marais dormant lourdement dans la brume, tes sourires, tes sourires se sont penchés vers les ondes de mon ancienne amertume.

Tes sourires, brises d'amour, ont agité cet étang- désolé que je nommais mon âme, et répandant sur lui leur charmeuse bonté tes sourires ont fendu l'eau comme une rame.

Souffles d'amour par qui le flot s'émeut ! Voici que l'étang- ne dort plus du sommeil de la vase et que sont dissipés les brouillards du souci. J'entends parmi les joncs tes sourires qui jasent.

A FRANCIS VIELÈ-GRIFFIX.

L'invention des Arts étant un droit d'aînesse, Nous devons V Apologue à V ancienne Grèce : Mais ce champ ne se peut tellement moissonner Que les derniers venus n'y trouvent à glaner. La feinte est un pays plein de terres désertes...

(Jean de la Fontaine, Fables, livre III, fable I.)

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