Céréales coupées à mi-hautcnr
Dans les contrées où le battage des céréalea a lieu en plein air, dans les localités où ces plantes sont ordiimi rement associées à une foule de mauvaises herbe s^ et dans celles où les tiges du froment, du seigle, sont ordinairement très longues, on opère souvent la coupe des céréales au tiers inférieur de leur hauteur, c'est-à-dire, on laisse un chaume qui a 30, 40, ou 50 centimètres de hauteur, suivant l'élévation de la céréale. Le chaume qu'on a ainsi laissé est fauché après le battage, c'est-à-dire un, deux ou trois mois après la moisson.
Cette pratique , très connue dans la Touraine , lo Berry , l'Anjou, la Bretagne, etc., a de grands inconvéïiieius ; elle s'oppose au râtelage et elle gêne le pâturage du bétail ; elle ne permet pas de faire des déchaumages, opérât înns souvent très utiles à la culture des plantes fourrngL-ivs i)isannnelles; enfin, les exploitations perdent par ce fait, clitique année, une partie importante d'une très bonne litière, par suite des dégâts causés par les mauvais temps, les animaux et les chasseurs.
C'est dans le but de rendre le battage des céréales plus facile et plus prompt, qu'on laisse dans les champs un chaume aussi élevé.
Ce chaume n'a véritablement qu'un avantage, celni d'éloigner les épis du blé et du seigle de la surfa^^e du sol et de faciliter le séchage des javelles dans les années où les étés sont très pluvieux.