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Emploi du tarare

Le tarare (fig. 63) que Ton appelle parfois moulin à vanner^ moulin à venter ou crihle à vent, sépare plus prompte-

Fig. 63. — Tarare ordinaire.

ment et plus économiquement que le van, la poussière, la menue paille et les mauvaises semences, des bons grains.

Les organes de cet appareil sont mis en mouvement par la manivelle M et le volant B.

La planche mobile P permet de diminuer ou d'augmenter à volonté la force du courant aérien chassé par les ailes

Fig. 64. — Tarare ayant un cylindre trieur.

sur les passoires. L'appareil situé en E imprime un mouvement horizontal de va et vient aux grilles nettoyantes.

Cet appareil a subi d'importants perfectionnements depuis trente ans. Il est ordinairement muni de diverses grilles appelées passoires. On en place toujours deux en contre bas de l'ouverture de la trémie. Les ouvertures de la passoire inférieure doivent être en rapport avec la grosseur du grain qu'on veut nettoyer. La grille qui est la plus rapprochée de la trémie doit avoir des mailles ou des trous beaucoup plus grands que celle qui est placée au-dessous»

Cette grille est destinée à opérer un premier et grossier nettoyage.

Le service d'un tarare ordinaire exfge deux personnes. L'une tourne la manivelle qui met en mouvement les ailes qui poussent un courant d'air sur les passoires; l'autre remplit la trémie avec le grain qu'on veut nettoyer, surveille le fonctionnement des grilles et du plan incliné et

Fig. 65. — Nettoyeur Boby.

elle éloigne du tarare le grain nettoyé à l'aide d'une pelle en bois ou d'un roiiahle.

Les deux grilles nettoyantes ont un mouvement horizontal de va-et-vient.

Quand le grain est sale et allié à une grande quantité de balles et de poussière, un troisième ouvrier est nécessaire ; cet aide spécial se place sur le côté gauche du tarare et avec

un petit bâton il dégage continuellemelit la première passoire en agitant le mélange qn'on veut nettoyer, ce qui facilite beaucoup la rapidité du tararage.

L'ouvrier ou la femme qui tourne la manivelle doit agir lentement et surtout régulièrement, afin que le vent, chassé par les ailes situées dans le tambour sur les passoires, ne pousse pas les semences en dehors de l'appareil.

Divers tarares ont un cylindre en fil métallique (fig. 64) destiné à opérer le triage des grains, après que ceux-ci çnt été nettoyés.

Lorsqu'on doit nettoyer dans un grenier du blé , du seigle ou de l'avoine très chargés de poussière, de menue paille, etc., il est nécessaire de placer le tarare près d'une ouverture opposée à la direction du vent afin que ces impuretés soient chassées au dehors du local et ne puissent être refoulées à l'intérieur du grenier et se répandre sur les grains qui ont été nettoyés.

Le nettoyeur de Boly (fig. 65) est muni d'un tarare A et B et d'un grillage qui opèrent comme les cylindres trieurs. Ce trieur est mis en mouvement par la manivelle M. Le grain nettoyé par le tarare et la table métallique arrive dans le ca-sier G. Les pieiTailles, la poussière terreuse, les graines des plantes nuisibles, les grains de qualité médiocre tombent dans les récépients C, D, E, F.

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