IV^ttA^aipe avec le vCMit
T)aHB les premiers âges du monde, le blé^ une fois ég^reué, était Tanné à la pelle et au vent. Ainsi j les moissonneurs les plus vigoureus lançaient les grains suivant une courbe sur une grande aire découverte, et le vent poussait au loin la poussière et les balles qui y étaient mêlées.
Ce mode de nettoiement dont parle le Texte sacré, fiit celui qu'employèrent les Grecs et les Romains; ou le pratique encore de nos jours dans le midi de la France , en Espagne, en Italie et en Algérie.
Ou le désigne souvent sous le nom de vannaffe à la roue. Dana ce nettoyage, le grain le plus pesant est le plus éloigné de Topérateur ; les grains imparfaits sont toujours plus rapprocliés du point qu'il occupe étant les pins légers.
Quelquefois, on opère dMne manière diiférente. Alors, une femme prend une corbeille, la remplit du grain q nielle veut nettoyer, rélè\'c à bout de bras le pins haut possible et. lais,sc tomber lentement la semence et k^ balles. Elle a 80m <le se placer dans nu courant d'air pour qne le vent
entraîne à une certaine distance, et les balles, et la poussière, ou les vannures. Le grain, à cause de son poids, tombe à terre devant elle ; il est plus ou moins propre selon la force du vent; en répétant ce vannage par V autan , on obtient ordinairement une semence assez propre, mais qu'il faut remuer pendant plusieurs jours, pour qu'elle ne s'échauffe pas quand elle a été déposée dans un grenier.
Mettoyai^e arec le Yan.
Le van (fig. 62) est un ustensile en osier qui a la forme de la valve inférieure d'une grande coquille d'huître. Il est muni de deux anses et varie en dimensiojis suivant les localités.
Le van est très répandu dans les contrées où les céréales
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Fig. 62. — Van.
sont battues en grange avec le fléau. Il sépare très bien des grains les balles, la poussière et les graines des mauvaises plantes qui s'y trouvent mêlées. Toutefois, pour s'en servir, il faut d'abord l'agiter de manière que les grains s'élèvent et produisent en retombant un courant d'air qui chasse les corps étrangers très légers. Ce mouvement particulier se fait avec la main droite, le van étant soutenu sur le genou gauche par l'autre main. Quand la semence a été
en partie nettoyée , le vanneur appuie le van sur ses deux genoux et le remue horizontalement de droite à gauche et de gauche à droite pour que les otoyis ou grains non dépouillés de leurs balles, se rassemblent sur le devant de l'ustensile et qu'il puisse les chasser à terre avec une plume d'oie. Tous ces mouvements exigent de l'habitude et de l'adresse. Le van ne sépare pas du blé, du seigle, etc., les graines pesantes, comme celles de nielle , de vesce, etc.