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CHAPITRE IV

LES SYSTEMES DE CULTLîHES.

Les systèmes cultiiraux aincofdent toiijoai's nvec lo climat et la configuration, la uature, Tiiltittide et la fertilité du sot.

Les esploitationa dans lea plaineë ac composent de chamiis d'une étendac plus ou moins grande, maia non cloa piir diiê fossés et des haies vives. Les prairies naturel les, comme je Tai déjà dit j y sont rares et peu productives, mak par contre les pnuries artificielles efc les plantes racines y occupent aunnellemonfc de grandes surfaces. Ces exploitations, à cause de la nature de leurs terres, se prêtent très bien à la culture des céréales, de la betterave industrielle, à réducatïon et àVentretien des bêtes à laine et a^^cidentellement à V éducation du cheval.

Les domaines située dans les contrées où le sol est mon- Yemoaté et non calcaire , ont généralement des champs clos par des haies vives pins on moins élevéea et défensives. Ces exploitations possèdent aussi des termina sur lesquels la culture des céréales est possible, mais le pins généralemeut ceux qiit les cultivent, à en use de l'étendue occupée par les prairies naturelles et les prairies artificielles, spéculent principalement SUT rélevaj^e , olî Tentretien , on l'en graisse nient des l>ètee bovines et sur T élevage de V espèce chevaline, comme cela a lien dans le Ootteutiu, le Nivernais, la Vendée, le Charolais, etc.

Les contrées méridionales où le sol arable ne dépasse pas 400 à 600 mètres d'altitude au maximum, renferment peu de grandes exploitations sur lesquelles la culture des céréales est importante. Dans la généralité des cas, les domaines agricoles appartiennent à la moyenne et à la petite propriété. Alors la culture dominante est presque toujours la culture fruitière qui comprend la vigne, l'olivier, l'amandier, le figuier, le mûrier, etc. Ces arbres fruitiers ont un grand avantage sur les céréales ; ils végètent bien sur les sols calcaires caillouteux, accidentés et exposés pendant Tété à des chaleurs intenses et souvent prolongées.

Les contrées montagneuses comme l'Auvergne, les monts d'Aubrac, la Savoie, la Franche-Comté, etc., ont depuis des siècles adopté le système pastoral pendant la saison où l'alpage est possible. Le lait fourni par les vaches est converti en beurre et en fromages dans les fruitières. La montée des animaux a lieu en mai et la descente en septembre ou octobre, selon l'altitude à laquelle sont situés les pâturages.

De ces faits, il résulte que l'agriculteur ne possède pas toujours le pouvoir de modifier à son gré les systèmes de culture et qu'il ne doit pas introduire sur son exploitation des procédés culturaux qui ne s'harmonisent pas avec le climat qu'il habite.

La culture fruitière, mais principalement celle de la vigne et de l'olivier, exige des connaissances spéciales, des capitaux importants et des bâtiments spéciaux. Quiconque ne possède pas des vignes, des oliviers, des châtaigniers, etc., en plein rapport, est obligé d'attendre de longues années avant de pouvoir compter sur des récoltes rémunératrices.

La culture des céréales et celle des plantes industrielles constituent des spéculations moins aléatoires, moins complexes. Tout agriculteur sérieux qui a des connaissances pratiques eb scientifiques peut s'y livrer avec la presque certi-

LES SYSTEMES DE CULTURES. m

tude d'en obtenir des profits très ^îitiafai sauts. Le^ gpéculatioiiB anima les demandent plus d'expérience, plus de aaToir- faire. On ne réiii&sit bien dans cette Èpécialité que loraqn*on eet un peu maquignon et qu'on mt bien acheter et bien vendre.

Le système de eiilture une fois adopté, le cultivateur détermine suivant les eirconstanceiî agricoles et éeonoraiques au milieu desquelles il est plaeé, les spé^culatione animales qu'il veut entreprendre et la succession de eultni'e ou Tassolement qu'il |)eut et doit adopter; aloi-s, U aj^aùle h (lomainû qu'il va cultiver en divisant les terres labourables en autant de parties que Tassolement qu'il a combiné comporte de sohs , en ajant le soin d'égaliser autant que possible les divisions afin que celles-ci aient à peti près la même étendue et le même degré de fécondité.

Quand un domaine renferme de^ terres très pannes on très difficiles à cultiver à côté de champs d'une bonne fertilité ou d'une culture facile , on le divise en deux jmrties principales et on adopte sur chacune d'elle un assolement comprenant des plantes qui s'harmonisent par leur manière d*être et leur exigence avec le terrain qui leur appartient.

Dans Tun comme dans Tautre cas, les prairies nature] les et les terres incultes restent en dehors des rotations.

Un assolement est bien combiné quand la sorface occupée par les prairies artificielles et les plantes fou rnigè l'es égale à peu près la superficie consacrée aux céréales et aux plantes industrielles,

L^fintique^ftc^^re mork ow. wi^é n'a plus aujourd'hui sa raison d'être sur les exploitations où l'agriculture est iuteDâi?e, mais elle a souvent une grande importance lorsque les terres sont médiocres et sur celles pnncipalement (jui laissent beaucoup à désirer parce qu'elles sont aisément envahies par des plantes indigènes à racines traçantes,

Uii LA PRATIQUE DE L'AGRICULTURE.

uiriiiiie le chiendent (Triticum repens), Vagrostis iratan h (agrostis stoloxifera) , Y avoine à cliapeîet (ayk^x BrhHOBA), etc.

Bien comprise, la jachère remplace économiquement les I lin^^L^es dans le nettoiement des terres où croissent en abonilatK^e le moutardon (sinapis arvensis), la rhomherge (mkrql^rialis annua), etc. Depuis le mois de mars jusqu'à l'r[in(|ue des semailles automnales, elle reçoit trois à quatre 1hI><iui"8 à des intervalles suffisants pour que les graines des pÎHUtea indigènes précitées que renferme la couche arable puii>KL^nt germer et produire des plantes qui sont détruites \\\\v \m façons suivantes : labours ou hersages. Les plantes indigènes à i-acines traçantes et vivaces qui ont été dérauin^?^ s doivent être rassemblées par le râteau à cheval et int iîMU'ées par un temps sec.

Lh jachère est souvent très utile au début d'une culture lin'Hf|u'on veut nettoyer les terres et y opérer des marnages. {''ml après le second labour qu'on y conduit ordinairement le riiiujer qu'on lui destine.

Li.â pâtùj qui ne sont autres que les terrains qu'on abandniiiie a l'état inculte pendant plusieurs années, fournissent (ou juîirs un pâturage d'un ordre très inférieur, surtout lors- <]iie fa œuche arable n'est pas ombragée par le geyièt à haitfi\s. Quand on a intérêt à adopter la culture pastorale mixte, il ïiuifc remplacer les pâtures naturelles par des pâturai/es (fvlîffnth temporaires, en semant dans la dernière céréale iles irminesderay-grass, de fléole, de fromental, de trèfle li\lnide, de lupuline ou minette, etc. Ces pâturages sont L^'ht tbis plus productifs que les pâtis.

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