LES CAPITAUX
ment tontes les dépenses, uti capital e'élevant au minimuni à 400 fr, par hectare. L'agriculteur qui Tondrait cultiver des terres dont la rente s'éieverait à lifO fr,, devrait avoir comme capital fixe et disponible l,!iOO fr. par hectare.
Ces données basées sur T observation et les faits, frapperont vivement les agricuUenrs qui ne disposent que d'nn faible capital par hectare. On ne saurait trop insister pour faire comprendre Timportance de posséder un capital agricole suffisant, ear^ comme Ta dit Cohimellcj la science et la Tolonté ne BiifRsent {KMir contrebalancer les dépenses que nécessitent les travaux agricoles; de même que la volonté jointe aux capitaux est impuissante si elle n'est pas dirisréc par la science et la pratique.
Dans les circoastances les plus générales, la valeur foncière des domaines ag^ricoles cultivée par ceux auxquels ils appartiennent j n'est pas grevée par des inscriptions hypothécaires. Alors rintérêt à 3, 4 ou o% de la valeur véindc du domaine, est considéré par l'exploitant comme représen* tant la valeur locative que solderait un cultivateur agissant comme fermier. C'est cet intérêt que Texploitant déduit de ses bénéfices annuels quand iî vûut connaître Tintéiêt que son industrie lui permet de retirer de son capital d'exploitation»
Malheureusement^ il existe des propriêtairei agriculteurs qui ont cm devoir empi-nnter sur les domaines qu'ils cultivent. Les intérêts (4 à Ti^ qu'ils doivent payer an un elle ment aux capitalistes les placent dans udc si mauvaise situatioxi^ qu'ils se trouvent parfois dans Tobligation de laisser vendre leur domaine après une saisie immobilière.
Ces revers sont naturels ; ceux qui les subissent ont on* bhé que de tout temps on a recommandé aux propriétaires agi'iculteurs de se garder d'acheter plus île terres que les capitaux qu'ils possèdent leur permettent d'en cultiver. Aussi est-ce avec raison que Virgile a dit qu'on devait ad-
mirer les grandes fermes, mais n'en cultiver que de petites.
Le capital de roulement est ordinairement déposé en grande partie chez un banquier. L'exploitant retire successivement ce dont il a besoin pour solder les gages et les salaires du personnel, acheter les animaux qu'il se propose d'engraisser, payer les engrais commerciaux, etc. Il dégage aussi en paitie ce même capital à des époques variables suivant les circonstances par la vente des grains et graines, des animaux d'élevage, des animaux engraissés, du lait, des produits de la basse-cour, de la laine, etc. Les sommes perçues sont versées chez le banquier précité et portées à son avoir, afin qu'elles ne restent pas improductives.
Le capital de réserve ou de prévoyance est déposé aussi chez un banquier. L'exploitant peut toujours le retirer en totalité ou en partie en prévenant quinze ou trente jours à l'avance.
C'est en agissant ainsi, lorsque les exploitations ont une certaine importance, que les agriculteurs intelligents ont toujours à leur disposition des capitaux productifs, ce qui les dispense de conserver par devers eux des sommes parfois élevées ne portant aucun intérêt.
En général, la petite culture possède toujours un capital . d'exploitation plus faible que le capital qui est nécessaire à la moyenne et à la grande culture, parce qu'elle emploie moins de journaliers et qu'elle cultive des plantes dont les produits sont d'une vente facile à tous les moments de l'année.
OHAPITRE YJ.
LE RERJÏO^VEr.
Le perBoanel occupé par les exploitations m divise en cinq catégories :
1, Les a^Bts à ^ages.