Les commis de ferme
(V^H divers travail leui'R m compOBent, BuivîmtleaciPCOTiB buncefij d'homme;^ , dt* fenmies et d'enfants,
Leii agents à gages comprennent les charœ tiers, k^s bouviers, les vachers, les bergers, les hommes de cour, les jardiniei*s et les servautes de ferme.
Les gagistes sont célibataires ou mariés. Autrefois , les oûs et les antres, sauf les chefs bergers^ étaient tons noniTis par la ferme à laquelle ils étaient attachés. Depuis une trentaine d'années j dans diverses contrées et principalement dans les fermes de la Beance, de la Brie, de la Picardie» voimnes des villages ou des hameaux, ils se nourrîsi^ent comme bon leur semble, soit chez eux, soit dans une can- Hne organisée k T intérieur on près de rexploitation,
Uî) grand nombre de eultivati^urfl se ] biaisent à rocomiaînt ATiQDE DE l' AimTprLTriîE. — T. rr. |^i
tre que cette mesure est très avantageuse sous tous les rapports et pour Texploitant et pour les gagistes. D'une part , elle met fin à des récriminations qui n'étaient pas toujours très justifiées et qui donnaient lieu parfois à de vives' discussions ; de l'autre, elle rend l'homme , qui a une famille, plus sédentaire, plus attaché à l'exploitation à laquelle il appartient soit comme charretier, soit comme bouvier. Il est inutile d'observer que les gages du personnel qui n'est plus nourri par le domaine, sont actuellement beaucoup pas élevés qu'autrefois.
Tjcs agents célibataires sont les seuls qui couchent dans les écuries, les bouveries, les vacheries, etc. Les autres vont le soir habiter avec leurs familles des maisons peu éloignées et auxquelles un jardin est ordinairement annexé. Les femmes de ces derniers gagistes sont souvent utilisées sur la ferme comme journalières. Dans le but de rendre à ces familles la vie plus facile, on leur accorde souvent le droit de cultiver sur les teiTCS de l'exploitation quelques ares en pommes de terre.
Les agents à gages qui habitent à l'extérieur de la ferme, ne manquent jamais d'être présents aux heures fixées soit le matin, soit l'après-midi. Ils ne s'éloignent de l'exploitation le soir que quand les animaux ont été abreuvés.
La direction du personnel à gages, il faut le constater avec regret, devient chaque année plus difficile. C'est pourquoi le chef d'une exploitation doit s'imposer la tâche d'être à la fois ferme et sévère, juste et bienveillant vis-à-vis des hommes qu'il emploie. Le point essentiel pour lui est de choisir des hommes jeunes, intelligents, actifs et doués d'une excellente santé. Il doit bannir sans pitié ceux qui s'adonnent à la boisson et au jeu et ne pas tolérer un seul instant qu'on fume à l'intérieur des bâtiments. Dans les grandes exploitations de l'Artois, de la Flandre et de la Picardie, il existe \m fumoir qui est chauffé et éclairé pen-
st^i^^^