LE PERSONNEL
sur les plates-formes ou dans les fosses. Cesfc lui aussi qui prépare les litières et apporte les fourrages verts ou secs et les mélanges que les animaux de travail doivent consommer.
L'homme de cour s'éloigne rarement des bâtiments. Il est sans cesse à la disposition du cultivateur dans le cas où celui-ci aurait à transmettre immédiatement des ordres, ou aux charretiers, ou aux bouviers, ou aux journaliers occupés dans les champs.
5* — Commis de ferme.
Les grandes exploitations, celles surtout qui possèdent une usine agricole ou qui vendent beaucoup de foin et de paille, ont souvent nn, commis, véritable contre-maître qui remplace le chef de l'exploitation quand il est absent. Ce commis est chargé spécialement de la tenue des magasins, d'est lui qui, chaque matin, surveille le levé des charretiers et des bouviers et qui leur indique les travaux qu'ils auront à exécutei\ Ce contre-maître ne doit pas avoir le pouvoir de donner congé à un gagiste ni même à un journalier ; cette tâche doit être dévolue seulement au chef de l'exploitation.
Cet employé doit être astreint le matin, à midi et le soir à venir conférer avec l'exploitant et lui faire part des observations qu'il a faites. C'est dans la réunion du soir qu'on décide les travaux qui seront exécutés le lendemain si le temps est beau et ceux qui seront faits s'il survient de la pluie pendant la nuit.
Le commis de ferme doit posséder un carnet sur lequel il inscrit chaque jour le travail des journaliers et les livraisons faites à des tiers ou par des commerçants. Ces inscriptions lui permettent de rédiger chaque semaine \^ feuille de paye et de tenir à jour le livre des magasins.