‹ La pratique de l'agriculureChapitre 175 sur 273 · Tâelieroiis · texte numérisé non relu

Tâelieroiis

Les tâcherons sont de véritables 'prix-faileurs en ce qu'ils exécutent après marchandage des travaux à forfait, comme les binages du colza, les binages et le démariage de la betterave, la fenaison, la moisson, l'arrachage des pommes de terre, etc.

Ces ouvriers sont nomades; ils viennent souvent de contrées éloignées et s'associent au nombre de quatre, six, huit. Ils ont ordinairement pour chef un ouvrier intelligent qui est leur porte-parole; c'est à lui que s'adresse l'exploi-

tant quand il constate des mal- façons, des travaux qui laissent beaucoup à désirer dans leur exécution. C'est aussi lui qui demande et reçoit des acomptes.

Les tâcherons qui quittent leur pays au commencement de la belle saison pour se rendre dans les contrées où l'agriculture manque de bras pendant la fenaison, la moisson, les vendages, etc., sont généralement des Flamands, des Belges, des Bas-Bretons, des Ardéchois, etc. Ces émigrants travaillent très bien.

En général, quand le prix des travaux a été arrêté, le cultivateur n'a qu'à surveiller le travail, afin de voir comment il est exécuté ; ces travailleurs couchent à la ferme qui les occupe, dans un dortoir. Chaque jour, à midi, on leur trempe la soupe.

Lorsque le domaine occupe plusieurs brigades ou bricoles de tâcherons n'ayant pas les mêmes intérêts, on leur fait tirer au sort les parcelles ou les champs sur lesquels ils doivent travailler. .

Les tâcherons sont ordinairement des émigrants temporaires qui viennent des départements ou des contrées où les bras disponibles sont peu occupés pendant la belle saison, par suite de la densité de la population ; ordinairement, les travaux de récolte qu'on leur confie, sont exécutés rapidement et bien.

On règle les tâcherons après qu'un arpenteur a déterminé les surfaces sur lesquelles ils ont travaillé.

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