CHAPITRE IL
SAUCLAGES.
Les Barclages aont des opérations manueries qu'on exécute dans le but trarrM-ïher et de détruire les plantes indigènes qtii peuvent nuire aux plantes oultirées et qui épuisent le sol sans aucun profit.
On sarcle le froment, le seigle, l'avoine, ete<, pendant leur v^étation ; oti sarcle aussi les choux et les betteraves semés en pépinières, le lin , la carotte, la garance, etc., semés en place.
Les sarclages ne sont pm des opérations pi^nibles , mais ils exigent de bons yeux de la part de ceux qui les exécu* tent Le plus ordinairement, on les confie à des femmes, à des vieillards ou à des enfants.
Il est impossible de préciser le moment où il faut o^iérer les sarclages. Les époques varient toujours suivant la vé^étation des plantes cultivées et des plantes indigènes ou nuisibles. Nonobstant, on doit toujours ^attendre que les plantes à détiniire aient asses de force et de hauteur ponr qu'on puisse facilement les saisir avec la main. De plus, il faut éviterj autant que possible, d'opérer quand la terre a été détrempée par des pluies abondantes, afin de ne pa^ la plomber on tasser fortement par le piétinement et de ne pas nuire par conséquent aux bonnes plantes. Enfin, j'ajouterai que les sarclages sont toujours difficiles et quelquefois même impossibles, quand la terre a été desséchée |jar des haies ou par le soleil, à moins que la couche arable soit na-
tarellement légère ou sablonneuse. Quand on exécute un sarclage sur une terre qui a été durcie par les agents atmosphériques, les mauvaises herbes se cassent au collet, et leura racinea restent en terre. La mercuriale annuelle (27) la sanvê (28), etc., ne périssent pas toujours quand elles ont été ainsi endommagées.
C*esfc toujours quand les céréales sont en herbes et avant répiaiaon du froment, de l'avoine, etc., que doivent être faits les sai'cîages dans ces cultures. Ils ont principalement pour but, Tarrachage de la sanve, de la ravenelle (34), du eôqmlkol (13), de Vivraie (22 et 23), de la nielle (14), du mékimpf//e (26), etc. Les femmes qui opèrent, circulent dans les sillons quand le sol a été disposé en billons, dans les déra jures s'il a été labouré en petites planches ou sur la surface du champ si la terre présente de grandes planches. Dans ce dernier cas, il est utile que les sarcleuses foulent le moins posî^ible de céréales si celles-ci commencent à monter. En général, l'arrachage à la main des plantes nuisibles ïist la seule opération rationnelle dans les céréales semées à la volée.
Poîir bien distinguer l'ivraie (22 et 23) du froment, il faut ec diriger vers le soleil. On reconnaît alors très aisément a l'aspect luisant de ses feuilles, la plante nuisible qu'il taab aiTacher. Les feuilles du froment sont ternes. On éprouve phis de difficultés pour distinguer la folle avoine (5) dsB céréales cultivées.
DauH les circonstances ordinaires, les femmes chargées des aarclsi^^es ont des souliers ou des sabots et elles portent devant elles un grand tablier relevé en forme de poche et dans laquelle elles entassent les mauvaises herbes au fîir et à inesui'e ([u'elles les arrachent.
<inaiid une sarcleuse a son tablier plein de plantes nuisibles, elle porte ces sarclures en dehors du champ et elle les dépose en tas. Plus tard, on les enlève pour les rappor-