ntna^eii à brns
Leâ binages exécutés à l'aide de la binette sont longs et pénibles en ce qu'ils obligent ceux qui les exécutent à se
BINAG^ES*
coarber sans cesse Ters la terre ; position fatigante, eurtont quand on opère sar des terres blanches, par un soleil ardent.
Fig. JS. — Binette Flg. 6. — aerfouette.
FIg, 7. — HaHtte âonoatiûe^
Fig. S. ^ Hoae pleine.
L'ouvrier chargé de biner des bette rayes, des carottes, dn
m. LA PKATIQUE DE L'AGRICULTURE.
ûolza, etc., duifc tout d'abord s'attacher à les bien distinguer des niam ais*^3 herbes, surtout si ces plantes sont encore peu dévelo[jpêi'^, afin de ne pas en détruire pendant son travail.
S'il m SLVt de la binette, il se place à cheval sur une ligne vt agit îiirèralement adroite et à gauche. Il peut poser les pieds dans les allées, si sa mission consiste seulement à nettoyer ces sentiers. Alors, il saisit le manche de l'outil, allontje k brius de manière à placer la lame de la binette à O^'^Sd ou ii'^50 de l'endroit oii il repose ; ensuite, il fait pénétrer la binette à quelques centimètres dans la couche arable et Iri rai 11 eue vers lui en la faisant glisser horizontalement ou entre deux terres. En agissant ainsi , il ameublit la superiicio du champ et coupe les plantes nuisibles au-dessous de leur eallet . Ceci fait, il avance d'un pas et opère comme précédemment, en ayant soin de ne pas laisser des endroits .sur lesquels la binette n'aurait pas fonctionné.
PcndaDt mn travail, il évite de marcher sur les mauvaises iievbes <jif il a coupées ou déracinées. Les plantes à racines ^nraees rcpr^^nnent racines, quand après avoir été déracinées, elles SL>Tit piétinées ou pressées contre la terre.
L'ûtivrier qui se sert d'une rasette flamande, binette à lonr^ mant lir, légère et très maniable, se tient presque droit.
Les Ijijni^es sont plus ou moins faciles à exécuter, selon la nature des terres et les époques auxquelles on les fait. Ceux que Ton opère sur les terres sablonneuses, les sols t^ranitîqnes, les terrains argileux-siliceux ou silico-calcaires, prcsoiitetit peu de difficultés, soit qu'on les pratique au pniitejtqi?^, soit qu'on les exécute pendant l'été. Il n'en est pa.s ainsi dtvs mêmes opérations qu'on fait sur les terres argileuses ou a j'gilo -calcaires, par un temps sec, à la fin du prjuten j ps i m pendant les mois de juillet et d'août. La dureté que pi ésentL-nt superficiellement ces terrains s'opposant à la pénétration de l'outil, rend les binages très longs et très difficiles. Aussi, importe-t-il, quand on doit agir en de telles
circonstances, de profiter des pluies qui détrempent les terres et rendent leur ameublissement et leur nettoiement plus aisés. A défaut de pluies pendant l'été, on peut opérer chaque jour de bonne heure, le matin, c'est-à-dire avant la disparition de la rosée. Celle-ci, en humectant légèrement la croûte que présente la terre, rend les binages moins pénibles. Si les rosées étaient nulles ou peu abondantes, il faudrait alors faire passer dans les allées l'instrument appelé griffon, ou bien remplacer les socs plats de la houe à cheval, par de petits ]pùds de scarificateur^ afin de briser la croûte que présente le sol.
Les terres, ameublies et nettoyées par des binages répétés souffrent toujours moins des grandes sécheresses, que les champs qui présentent une surface très durcie. Une terre arable, bien divisée par de bons binages exécutés avec Ja binette ou la houe à cheval , est toujours plus absorbante, et les rosées et les pluies légères la pénètrent plus facilement et plus profondément.
La binette est un bon outil entre les mains d'un ouvrier habile et intelligent, pour toutes les cultures. On doit lui préférer la ratissoire à pousser^ quand il est question de biner des cultures délicates, par exemple des semis de garance, de mûrier, des cultures de safran ou des pépinières de choux et de betteraves. L'ouvrier qui se sert de cet outil, marche en arrière et laisse devant lui le terrain , tel qu'il a été divisé et nettoyé.
Dans le sud-ouest de la Yendée, principalement dans la plaine située sur la rive droite du Lay, dans le courant de février ou la première quinzaine de mars, on bine les blés d'hiver avec ime houe dont la lame a de l'analogie avec un pique de carte à jouer et qu'on nomme trèfluet. L'ouvrier qui opère ce binage ou trèfiuage, agit par un temps ni trop humide, ni trop sec. Dans le premier cas, les plantes indigènes arrachées reprennent aussitôt racine ; dans le second.
îi LA PRATIQUE DE L'AGRICULTURE.
le blé à demi démoiué languit ou périt quelquefois, si, peu de jours après l^opération, il ne survient pas un temps à la fois doux et brumeux.
L'ouvrier qui opère le tréfluage marche dans les sillons en reculant.
Quoi qu'il en aoit, il est important de ne pas exécuter les binii^^es lorsque la terre est encore très humide, comme il est utile , pendant l'été , de les opérer aussitôt après les pluies.
I^e ^7rtfJHw hinag& qui suit l'apparition de& plantes est celui qui exige k plue d'attention. Le moins difficile , celui qu'on opère le plus facilement, est le binage qu'on exécute quand les^ plantes cultivées sont déjà très développées.
Un ouvrier ne peut biner, au premier binage, au delà de 7 à 10 aï-cs par jour; au second, il ameublit et nettoie pendaTit le même kps de temps, jusqu'à 12 et même 15 ares.
La première façon se paye 20, 25 et 30 fr. l'hectare; la deuxième et la troisième ne coûtent que 12, 14, ou 16 fr.
2« — Dînai;*» à la houe à cheTal.
La rareté des bi'aa, la chèreté de la main-d'œuvre, l'extension donnée à la culture des plantes sarclées, rendent de plus en plus néceïisaire l'usage de la houe à cheval. Lorsque cet instrument est traîné par un cheval docile et dirigé par un ou\Tier intelligent, il remplace en grande partie, et avec profit, les binages à bras.
Lob houes à cheval sont de deux sortes; les unes ne binent qu'une seule ligne plus ou moins large ; les autres agissent à la fois entre 4, 6 et 8 rangées de plantes cultivées,
Leë premières sont simples (fig. 9 et 10) ; les secondes, se composent d'un arrière -train, sur lequel sont fixées les
parties actives et d'nn ayaDt-train, auquel est attachée lu limonière (fîg. 11), Les imas et les autreH agissent plus ou moins profoadément, selon la volonté du conducteur.
Hg. 9^ — Hone £i cliQTnl Hctisé»
Les Iwuês à cheval m pouva?i& ndtôyÈr qu'une smiU
Tig. 10. -— itonc à cheval de Bàmb^K
ailée ^ Bont principalement utilisées pour biner le colza, la pomme de terre, la betterave, le rutabaga, le maïs, etc.; les /mies à cheval^ di^sèes île manière à agir à la /où dans
plusieurs allées ^ servent particulièrement pour biner le froment, l'avoine, la luzerne, etc., semés en lignes.
Les houes à cheval sont des instruments qui doivent être bien dirigés, afin que les socs passent entre les lignes, sans endommager les plantes. C'est pourquoi on a intérêt à les confier à des conducteurs habiles. On doit aussi choi-
Fig. 11. — Houe à cheval Delahaye pour biner les céréales en lignes.
sir, de préférence, des animaux âgés et dociles. Les animaux vigoureux agissent toujours par saccades.
Voici comment on règle et on conduit la houe à cheval simple.
Le palonnier, une fois attaché au régulateur, on fait avancer le cheval et on le place entre deux lignes de plantes cultivées. Alors on l'arrête, pour fixer Técartement des bras, en raison de l'espacement des lignes; on règle Tentrure du soc triangulaire et des lames ou des couteaux, selon la nature du sol et surtout suivant le développement des plantes. Les parties actives d'une houe à cheval bien réglée glissent ordinairement au-dessous de la surface du sol, sans rejeter la terre sur les plantes.
Quand tous ces points ont été arrêtés, un enfant prend la bride du cheval et le conduit de manière qu'il ne s'éloigne pas du sentier dans lequel est placé l'instrument et qu'il ne marche pas sur les plantes. L'enfant suit l'allée située à gauche du sentier qu'on doit biner. Alors , l'ouvrier saisit les deux mancherons de la houe à cheval , et la dirige de telle sorte qu'elle occupe toujours le milieu de l'allée. Si l'instrument tend à se porter soit à droite, soit à gauche, il abaisse le mancheron de droite ou de gauche. En agissant ainsi, il oblige la houe à cheval à reprendre la position qu'elle avait au début. Quand, pendant le travail, le conducteur constate que les mauvaises herbes sont poussées par les lames et qu'elles nuisent à la marche de l'instrument, il saisit fortement les mancherons, se penche en arrière et offre une résistance à la traction, afin d'élever l'instrument au-dessus des herbes et de dégager les lames. Tous ces mouvements, promptement exécutés, n'obligent pas à arrêter le cheval.
Lorsque la terre est pour ainsi dire exempte de mauvaises herbes, mais qu'elle offre superficiellement une croûte dure, on substitue aux lames de petites dents de scarificateur. Ainsi modifiée, la houe à cheval divise mieux le sol et rend plus facile la pénétration des pluies ou des rosées, etc.
Une houe à cheval simple peut biner de 100 à 150 ares par jour, suivant l'espacement des lignes entre lesquelles elle opère. Cet instrument n'ameublit pas toute la surface du sol; il n'agit qu'entre les lignes, et il oblige à faire biner à bras les intervalles entre les plantes. Ce binage complémentaire est payé de 6 à 8 francs l'hectare.
Les houes à cheval qui servent à biner les céréales semées en lignes (fig. 11), nettoient par jour de 2 à 4 hectares, suivant le nombre d'allées ou intervalles qu'elles peuvent biner à chaque réage.
«9 LA PRATIQUE DE UAGHICXrLTURB.
Un enfaTit coiidoit le cheval. Le charretier fie tient à r arrière de T instrument, saisit les mancherons de Tout il et dirig-o ses regards sur les intervalles des lignes où yont fonctionner les pieds on socs de la lioue. An moindre monvementj il fait osciller les pieds en appuyant sur les mancherons soit ii droite, soit à gauche. Pendant son travail, il doit éviter^ autant que possible, de détruire ou couper des pieds de froment ou d'avoine.
En résunié^ quel que soit le mode de binage qu'on adopt(3, il est très tïtiîe d'agir toujours avant k floraison et surtout avant la maturité des graines des mauvaises herbes» Lorsqu'on opère tardivement, le plantes an^achées mûrissent leurs semences et cellca-ci infestent le champ pour plusieurs années. Tjes binages, qui contribuent réellement au nettoiement du sol, sont ceux qui détruisent complètement les mauvaises lierbes, encore vertes j qu'on observe k côté des plantes agi'icoles.
En général, les plantes cultivées en lignes souffrent toujours moins des sécheresses prolongées, quand elles occupent des terres bien divisées on ameublies, que lorsqu' elles sont situées sur des terrains très durcis superficiellement. C'est pourquoi on dit proverbialement sous toutes les latitudes : nn bon Unagu en été équivaut à U7i arrosage!