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ATTITUDES A DONNER A LA FEMME

b. Attitude de Laborie- Duncan. — C'est l'inverse de la précédente. Attitude d'hyperflexion, elle n'est qu'une variante de la situation accroupie dont on retrouve la trace dans la plus haute antiquité (Schrœder;, et que l'on voit encore utilisée de nos jours dans quelques peuplades Abyssines et Indiennes.

A. Paré en donne une description et la compare à la situation de la taille.

Étudiée par Duncan et Laborie, utilisée par Reynier en 1894 et par Os.

Schmidt en 1897, cette attitude, consiste à mettre la femme dans la position obstétricale, les cuisses

Fig. 135. — Position de Walcher.

de prolîl (Bar]

L;i femme est vue

Fig. 136.— Position de Walcher (Bar).

hyperfléchies sur le bassin et les jambes sur les cuisses.

L'effet obtenu est l'inverse de celui que réalise la position de Walcher : le sacrum bascule, le promontoire se rapproche du pubis, la pointe du sacrum s'en écarte, le bis-ischiatique s'agrandit, le détroit inférieur gagne donc dans toutes ses dimensions (Bonnaire, Bué).

C'est une attitude de dégagement dont la clinique journalière montre l'utilité ; que de femmes, en effet, mises dans cette position, après un travail prolongé et dans le but d'appliquer un forceps,

PUECH ET LEQUEUX.

fié

accouchent spontanément d'elles-mêmes en une ou deux contractions.

c. Attitude de de Jonge-Devraigne-Descomps. — Considérant que les dimensions du bassin peuvent varier, non seulement sous l'influence des mouvements articulaires exécutés, mais également suivant l'action exercée par les muscles qui participent à ses mouvements, Devraigne et Descomps ont proposé de donner à la femme une attitude d'hyperflexion des cuisses sur le bassin avec extension et légère abduction des jambes sur les cuisses.

Dans cette attitude, disent-ils, on produit, en plus de la nutation du sacrum, une mise en tension énergique de tous les muscles internes et postérieurs de la cuisse qui, naissant des branches ischio-pubiennes, tirent celles-ci en dehors et agrandissent ainsi le diamètre bis-ischiatique.

d. Attitude de Schultze. — Dès 1867, Schultze proposait une attitude dont il

reprit l'étude tout récemment en 1908. Elle est basée sur la flexibilité de la colonne vertébrale et sur la direction imprimée aux axes du bassin par le redressement de la colonne lombaire. Lorsque la colonne lombaire est en flexion, la contraction utérine pousse le foetus vers le fond de l'excavation pelvienne ; lorsqu'elle est en

extension, la résultante des forces de contraction se dirige plus en avant et l'utérus pousse plus naturellement le fœtus vers l'orifice vulvaire (fig. 137).

Il conseille donc de mettre la femme dans la position obstétricale ; la région lombaire reposant sur un coussin. Cette attitude aurait comme autre avantage de relâcher les insertions musculaires du releveur de l'anus et de prévenir les déchirures.

e. Position de Trendelenburg. — Enfin Bumm a proposé de donner à la femme la position déclive de Trendelenburg; mais, en dehors des cas où une intervention obstétricale est nécessaire et où l'accès de l'utérus est plus ou moins gêné par une antéversion utérine, on n'emploie guère cette attitude dont on ne comprend pas les avantages dans l'accouchement normal, étant donné la difficulté que l'on a à la conserver pendant un temps plus ou moins prolongé.

3° Surveillance de l'enfant. — Par l'auscultation du cœur fœtal, pratiquée toutes les dix minutes, on s'assurera que l'enfant ne souffre pas (voir p. 201).

4° Surveillance du périnée. — Au cours de la période d'expulsion, on devra maintenir l'asepsie des organes génitaux et éviter la souillure de la vulve par les matières fécales. Indépendamment des positions particulières qui ont

Fig. 137. — Direction du bassin suivant que la colonne vertébrale est en flexion ou en extension (d'après Schultze).

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