CONTRACTIONS EXAGÉRÉES DE L'UTÉRUS
faix d'autre part, tant au point de vue de sa forme, de son volume que de la structure de son tissu propre. Toute modification d'un de ces deux éléments peut avoir pour conséquence des difficultés de la délivrance. Chacun de ces facteurs peut exister isolément, comme aussi tous deux peuvent se combiner ; c'est ainsi que certaines lésions placentaires, les adhérences par exemple, entraînent secondairement des troubles de la contraction utérine.
Les contractions utérines de la délivrance, comme celles du travail, peuvent être perverties de deux façons : soit par excès, soit par défaut. Il y a donc à étudier : les contractions exagérées ou tétanisation utérine ; les contractions faibles ou nulles, c'est-à-dire Y inertie. A chacune de ces deux variétés nous rattacherons les accidents qui en sont ordinairement la conséquence : au tétanisme utérin, l'incarcération et l'enchâtonnement du placenta ; à l'inertie utérine, les hémorragies de la délivrance et l'inversion utérine.
Les altérations de l'arrière-faix pouvant mettre obstacle à la délivrance sont de nature diverse : c'est tantôt son volume excessif, tantôt une disposition irrégulière des éléments villeux (placentas multilobés, cotylédons accessoires), tantôt enfin une résistance anormale d'ordre pathologique des liens qui fixent le délivre à la paroi utérine. Ces lésions peuvent avoir pour conséquence la rétention totale ou partielle de l'arrière-faix. Leur étude s'enchaine donc naturellement.