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V. — LES TROMPES

Les trompes contenues dans l'aileron moyen du ligament large (fig. 45) suivent par leur tiers interne les mouvements de l'utérus, et, par leur extrémité externe, elles accompagnent l'ovaire qu'elles recouvrent en partie. Ces organes sont réunis par le ligament tubo -ovarien et le ligament infundibulo -pelvien ou suspenseur de l'ovaire, le ligament infundibulo-colique n'a qu'une valeur de fixation très relative.

La surface interne des trompes est très irrégulière du fait de plis ou crêtes. L'épaisseur des trompes, de 2 à 3 millimètres, diminue vers le pavillon : on sait l'importance de cette notion pour les grossesses ectopiques.

La paroi tubaire est formée : d'une couche péritonéale qui forme gaine, sauf au bord inférieur où pénètrent les vaisseaux, d'une tunique adventice de tissu cellulaire lâche, d'une tunique musculaire lisse à deux couches, une externe longitudinale, une interne circulaire, d'une muqueuse comprenant un chorion conjonctif et un épithélium cylindrique à cils vibratiles et, d'après Schaffer, des cellules sécrétoires qui dérivent des cellules à cils vibratiles. Les cellules sécrétoires augmentent près de l'isthme, mais il n'y a pas de zones entièrement dénuées de cellules à cils permettant à l'ovule de s'arrêter dans la trompe. La muqueuse ne renferme pas de glandes. La vascularisation est partagée par les pédicules utérins et spermatique interne (fig. 47); les lympha-

KEIFFER ET DEVRAIGNE.

tiques vont aux ganglions lombaires. Les nerfs appartiennent au plexus ovarique et au plexus utérin.

Les trompes remontent dans l'abdomen avec l'utérus gravide, mais ne répondent plus au fond utérin qui subit une ampliation énorme. Elles participent à la rotation de l'utérus, de sorte que la trompe gauche est souvent accessible en avant par la palpation.

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