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CONDITIONS PERMETTANT L'ÉCLOSION- DE L'INFECTION

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plaies proximales (vagino-cervicales), qui figurent dans la proportion de 65 p. 100 sur le chiffre total des infections puerpérales. Les déchirures du col peuvent, en outre, faire communiquer le vagin avec le paramétrium. Quant aux ruptures utérines, elles sont d'autant plus à redouter qu'elles s'accompagnent d'hémorragies et d'un état de shock habituellement très accentué.

Rétention des matières organiques dans la cavité utérine. — C'est là un des facteurs les plus importants de l'infection puerpérale, car les microbes, trouvant in utero d'abondants matériaux nutritifs, vont pouvoir y pulluler d'une façon particulièrement vivace.

Les rétentions de V arrière-faix sont toujours à craindre ; les plus redoutables sont les rétentions placentaires (totales ou partielles) ; Vicarelli a démontré expérimentalement que le placenta constitue un milieu de culture extraordinairement favorable pour tous les germes aérobies et anaérobies. Les rétentions membraneuses, si communes en cas d'altération de la caduque (macération de l'œuf, endométrite, dégénérescence glandulaire), sont surtout dangereuses quand un lambeau pend de l'utérus dans le vagin : sur 86 cas de rétention de membranes, Maygrier et Jeannin relèvent 14 fois des accidents infectieux dont 2 cas mortels (Rouault). On peut dire que l'infection pendant les suites de couches dépend en grande partie de la façon dont la délivrance s'est faite ou a été faite. Les caillots provenant d'une hémorragie du corps ou du segment inférieur se putréfient, également, très aisément.

Les malformations utérines (utérus didelphe) prédisposent aux accidents infectieux en raison de l'existence, dans l'utérus qui n'était pas gravide, d'une déciduale qui s'élimine plus ou moins laborieusement.

La rétention lochiale, conséquence de la trop forte coudure utérine (par antéflexion ou par rétroflexion) transforme l'utérus, rempli de sang, en vase clos, condition particulièrement favorable à l'exaltation de virulence des germes.

Défaut de résistance de l'organisme. — Nombre de femmes sont spécialement désarmées vis-à-vis de l'infection, et cela du fait de causes multiples.

Les hémorragies abondantes, dont les plus fréquentes sont liées à l'insertion vicieuse du placenta, prédispovsent aux infections graves avec prédominance d'accidents phlébitiques.

Uéclampsie, avec ses lésions hépato-rénales, peut rendre mortelle une infection qui, sur un terrain sain, eût été très légère.

Les infections coïncidantes, la syphilis, la tuberculose, la fièvre typhoïde, la grippe, le paludisme, etc., favorisent également l'éclosion des formes graves de septicémie puerpérale (Roger, Bué, Cortejarena). Nous devons signaler à cet égard certaines petites épidémies qui surviennent encore dans les maternités les mieux tenues. Ces épidémies frappent tantôt les mères, tantôt les enfants, tantôt les deux à la fois. Elles paraissent être plus fréquentes à certaines périodes de l'année et coïncider avec les saisons où la grippe s'installe. Il est possible que cette maladie intervienne dans leur production (Bar).

Les cardiopathies agissent dans le même sens ; il en est de même du diabète.

Les intoxications jouent un rôle bien mis en valeur par Rossi-Doria, qu'il s'agisse d'auto-intoxication (d'origine digestive, hépatique, rénale, etc.)., ou

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