‹ La pratique de l'art des accouchementsChapitre 345 sur 492 · DIAGNOSTIC CLINIQUE, POSITIF ET DIFFÉRENTIEL · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC CLINIQUE, POSITIF ET DIFFÉRENTIEL

A. — Diagnostic positif.

Valeur séméiologique des symptômes. — Toute accouchée qui présentera pendant les suites de couches des phénomènes fébriles sera soupçonnée d'infection puerpérale ; un examen systématique, méthodique, sera alors pratiqué pour confirmer ou infirmer ce diagnostic : car, s'il importe de reconnaître rapidement une infection puerpérale pour appliquer sans tarder le traitement nécessaire, il est non moins important de ne pas prendre pour telle quelque autre maladie, et d'éviter de pratiquer, sur un utérus normal, des manœuvres, au moins inutiles, et qui risquent d'être dangereuses.

Cet examen consiste en la recherche des principaux signes de l'infection génitale : les ayant exposés tout au long à propos de l'endométrite puerpérale, nous nous bornerons à les énumérer ici, brièvement.

Uanamnèse nous apprend s'il y a eu, lors de l'accouchement, des causes d'infection : rupture prématurée des membranes, touchers multiples, interventions, délivrance incomplète.

La température s'élève bien rarement avant le troisième ou le quatrième jour ; le soir et le lendemain du travail, la femme peut avoir un peu de fièvre : 37°, 5, 38° à 38°,5, par suite de la fatigue et parfois d'un peu d'infection amniotique, par suite aussi de la résorption d'éléments thermogènes (sans infection). Cette fièvre est la fièvre de travail : elle dure peu et le thermomètre s'abaisse rapidement. D'autre part, toute température au cours des suites de couches prouve qu'il y a infection génitale ou autre ; aussi ne doit-on pas Vattri-

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