C. JEANN1N
plonge la malade dans un bain à 30°, que Von refroidit progressivement jusqu'à 25°, 20°, ou même 18°, en cas de forte hyperthermie. Ils sont contre-indiqués par l'existence d'une péritonite, d'une phlegmatia, ou de la myocardite avec tendance syncopale. Quand les bains ne peuvent être employés, on les remplace par des lotions à l'eau froide alcoolisée et des enveloppements humides.
L'hyperthermie peut encore être combattue par les grandes entéroclyses froides. Ce moyen présente, cependant, l'inconvénient d'être assez fatigant et désagréable pour la malade, et de ce fait, mal supporté.
Parmi les médicaments antithermiques, on donnera la préférence à V aspirine. Une excellente méthode consiste à en administrer 0gr,50 toutes les trois heures, la dose de 4 à 5 grammes pouvant être atteinte sans inconvénient dans les vingt-quatre heures.
La quinine est parfois utilement associée à l'aspirine. Il ne faut pas oublier, en effet, les propriétés toniques de cette substance. On peut l'utiliser, soit par la bouche, à l'aide de granules de Ot,25 (2 par jour), soit par la voie intramusculaire, sous forme d'injection de 1 gramme de bromhydrate de quinine.
Une infectée peut-elle allaiter ? — Budin et Perret ont publié des observations démontrant que l'allaitement est possible au cours des infections puerpérales, même sérieuses. Bar estime qu'il est toujours dangereux de faire absorber du lait de femme infectée à un enfant sain, et de multiplier les points de contact entre une mère malade et son nouveau-né. Tout au plus faut-il admettre qu'on peut laisser allaiter toute femme dont V infection est très légère, locale et bien supportée, et à la condition de surveiller très étroitement le nourrisson; mais on devra supprimer l'allaitement toutes les fois que l'infection a tendance à se généraliser, ou que la résistance de l'organisme est faible. D'ailleurs, dans les formes sérieuses, la question ne se pose guère, une des conséquences les plus habituelles de l'infection puerpérale étant d'enrayer la montée laiteuse.