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ASPECT EXTÉRIEUR DE LA FEMME

Fig. 2. — Schéma de Neuptebauer.

mum est au niveau des grands trochanters. Sur le schéma de Neugebaucr (fig. 2) par exemple, les deux lignes obliques A D et C B, passant tangentiellement au grand trochanter et à la crête iliaque, se réunissent au-dessus de la tête, en E.

L'ensemble du tronc sensiblement symétrique tombe obliquement sur le bassin, sur le plan incliné formé par la base du sacrum. Les deux membres inférieurs, accolés l'un à l'autre, se touchent au niveau des genoux. Les épaules sont en dedans des lignes verticales passant par les grands trochanters.

La ligne des apophyses épineuses paraît verticale, sauf une très légère scoliose dorsale à convexité droite. Les angles inférieurs des omoplates sont symétriquement placés par rapport à cette ligne.

Le bassin large, bien étoffé, est recouvert par les muscles fessiers doublés d'une épaisse couche adipeuse. Les deux plis fessiers sont situés sur une même ligne horizontale et symétriques par rapport au sillon interfessier vertical.

Au-dessus du sillon interfessier existe une région qui correspond à la face postérieure du sacrum : le losange de Michaelis (fig. 3). Étudié depuis Michaelis par Stratz, Muellerheim, Teobaldo, Sali (de Turin), Commandeur et son élève J. Monnier, Rouvier (d'Alger), le losange est délimité en haut par l'apo-

#physe épineuse de la cinquième lombaire, en bas par l'extrémité supérieure du sillon interfessier, à droite et à gauche par les épines iliaques postéro-supérieures qu'indique de chaque côté une fossette plus ou moins nette, existant chez presque toutes les femmes. A l'état normal, ces quatre points réunis forment un losange divisé par la diagonale horizontale en un triangle supérieur ou lombo-sacré et un triangle inférieur ou sacré. La diagonale verticale délimite un triangle droit et un triangle gauche ; l'intersection des deux diagonales produit quatre triangles rectangles. D'après Michaelis, la diagonale horizontale, réunissant les deux épines iliaqués postéro-supérieures, a en moyenne quatrevingt-dix-huit millimètres sur un bassin normal. Son milieu est distant d'environ 5 centimètres du sommet du losange. On admet en clinique, que : 1° quand le promontoire s'abaisse, cette distance diminue ; 2° lorsque le bassin est asymétrique ou quand il s'incline latéralement, les deux moitiés latérales du losange deviennent inégales, donc asymétriques.

Fig. 3. — Femme J , n . .

vue de clos. On voit D après la mensuration de 163 bassins sur des femmes nettement lesdeux gr-avides, Rouvier pense que la forme losangique n'est pas

fossettes qui limi- \ . ° / 1

tent en dehors le commune dans les bassins normaux : pour lui, toute modiîosangede Michae- flcation du losange n'est pas forcément un symptôme de

KEIFFER ET DEVRAIGNE.

pelviviciation. Par contre, il admet que toute viciation pelvienne retentit sur la forme du losange, et il en recommande l'exploration systématique dans tout examen du bassin.

2° Si Von examine la femme de profil, on est frappé immédiatement de la lordose lombaire qui est en opposition avec la cyphose dorsale supérieure et la convexité sacrée inférieure. La colonne vertébrale forme ainsi une courbe en S dont les inflexions sont bien marquées.

3° Vue de face, la femme présente des membres inférieurs bien droits qui se touchent au niveau des malléoles, des genoux et de la face interne des cuisses. La vulve est cachée. L'abdomen est légèrement saillant, la ligne blanche bien médiane ; l'ombilic est déprimé. Le pli de la cuisse est très marqué ; souvent un pli accessoire traverse obliquement le pli de l'aine (Rie lier). Au-dessus de l'ombilic, il existe un sillon transversal, dit sillon de la taille. Le thorax, au lieu de s'élargir progressivement de bas en haut, présente souvent une dépression au niveau des dernières côtes, due au corset.

Les seins sont placés au niveau de la région pectorale. Ils recouvrent les troisième, quatrième, cinquième et sixième côtes. Les mamelons correspondent à la quatrième côte. La ligne bimamelonnaire coupe la verticale sur le milieu de la distance ombilico-sous-mentonnière. Chez les femmes bien constituées, la distance des deux mamelons est égale à celle qui va d'un mamelon à la fourchette sternale. La forme des seins est variable suivant l'âge, la race, et l'individu. Elle dépend aussi du volume de la glande mammaire.

La face est rosée, légèrement colorée aux pommettes, les yeux sont brillants ; le cou est rond et se continue, sans proéminence marquée du corps thyroïde, avec le menton, les joues, la nuque et les épaules. Lorsque la nutrition est normale, c'est à peine si l'on distingue les saillies osseuses du cou et des épaules. Le tissu cellulo-graisseux remplit, en effet, les fosses sus-et sous-claviculaires et nivelle ces différentes régions.

Par suite de la grande largeur du bassin, la femme présente en marchant une oscillation du tronc plus accentuée que chez l'homme.

MODIFICATIONS APPORTÉES PAR LA GROSSESSE DANS l'aSPECT EXTÉRIEUR

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