‹ La pratique de l'art des accouchementsChapitre 410 sur 492 · C. JEANNIN · texte numérisé non relu

C. JEANNIN

les plaies créées par le bistouri définitivement cicatrisées. On hâtera, bien souvent, la guérison de ces foyers, en les pansant au bouillon lactique, par un procédé analogue à celui que nous avons décrit en traitant des infections puerpérales (voy. p. 658) : là encore, ce mode de traitement fait souvent merveille ; sous l'influence des mèches imbibées de bouillie lactique, — insinuées entre les lèvres de l'ouverture, et passées, à la façon d'un drain, dans les trajets réunissant les plaies, — on voit la suppuration se tarir, les surfaces bourgeonner et la cicatrisation marcher rapidement.

Mentionnons, en terminant, une méthode thérapeutique proposée, en 1906, par Chirié et David, et qui consiste à remplacer l'incision des abcès du sein par la simple ponction suivie d'une injection d'argent colloïdal isotonique. La quantité à injecter doit être suffisante pour distendre légèrement la poche que l'on a vidée et lavée. Cette manoeuvre est répétée deux ou trois fois par jour tant que le pus n'est pas stérile. Ce traitement a donné, à ses auteurs, de bons résultats dans 5 cas de suppuration mammaire.

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