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ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE GÉNÉRALES

Les maladies du nouveau-né peuvent être divisées en deux grands groupes : 1° celles qui ont été contractées par le foetus in utero et par voie placentaire ; 2° celles qui ont été contractées par l'enfant dès qu'il s'est trouvé en rapport avec les influences extérieures.

Les affections du premier groupe seront étudiées à propos de la pathologie de la grossesse (voy. t. II) : ce sont toutes les maladies transmissibles de la mère au foetus, variole, syphilis, etc. Notons ici qu'en lésant l'organisme fœtal, principalement en se portant sur le foie (comme le fait la syphilis), elles mettent l'enfant en état de moindre résistance et jouent ainsi un rôle étiologique important vis-à-vis des diverses infections qu'il peut contracter sitôt l'œuf ouvert.

Quant aux affections du second groupe, elles peuvent atteindre l'enfant, non seulement hors des voies génitales, mais quand il est encore in utero, puisqu'à partir du moment où les membranes sont rompues il appartient au monde extérieur, se trouvant dès lors exposé aux divers agents traumatiques ou infectieux dont l'intégrité de la poche amniotique l'avait jusqu'ici préservé. Il est vrai que le fœtus peut s'infecter dans un œuf intact : Colin avait observé ce fait chez les animaux. Nieden, Ahlfeld, Sommer, Lehmann le signalent chez l'homme. En 1902, Jeannin a montré la présence de germes pathogènes dans le liquide amniotique, avant toute rupture des membranes. Il paraît donc prouvé que les microbes du vagin peuvent traverser la barrière membraneuse. Mais ce passage, qui s'opère, dans certains cas du moins, à la faveur d'altérations histologiques, ne s'observe guère qu'à titre tout exceptionnel, lorsque l'œuf est vivant; aussi, en pratique, cette restriction faite, la division ci-dessus établie est-elle parfaitement rationnelle. Le moment capital au point de vue de l'étiologie des infections du nouveau-né est donc la rupture des membranes : avant cette rupture, l'organisme fœtal est soustrait à toute influence extérieure, également protégé contre le traumatisme et contre l'infection ; il ne dépend alors que de sa mère, et ne peut contracter quelque maladie que par voie placentaire. Mais l'œuf vient-il à s'ouvrir, l'enfant est soumis, quoique encore in utero, aux conditions morbides de la vie extra-utérine. Il est même très difficile de distinguer les infections ayant débuté alors que l'enfant n'est pas encore né de celles qu'il ne contracte qu'après la naissance : les germes sont

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