‹ La pratique de l'homoeopathie simplifiéeChapitre 11 sur 139 · FIÈVRES CONTINUES · texte numérisé non relu

FIÈVRES CONTINUES

Elles sont au nombre de trois : la fièvre éphémère, la fièvre synoque et la /lèvre typhoïde.

Fièvre éphémère.— Elle est caractérisée par des prodromes très-courts, par un mouvement fébrile

(1) Nous devons citer, dès le début, les Éléments de Médecine pratique, par le D r P. Jousset. Paris, 1868. C'est l'ouvrage didactique le plus remarquable et le plus complet de l'école homœopathique.

Gomme répertoire complet des maladies, de leurs symptômes et des médicaments, nous citerons aussi le Nouveau Manuel de Médecine homœopathique, du D T Jahr. 8* édition. Paris, 1871. Cet ouvrage est divisé en deux parties : la première contient la matière médicale, la seconde le répertoire thérapeutique et symptomatologique.

continu modéré, par une durée de un à trois jours , par une crise qui la termine , par l'absence de convalescence et par la sporadicité, c'est-à-dire, par l'absence de toute influence épidémique.

La courte durée ou l'absence des prodromes, et la sensation de brisure générale ressentie par le malade, ont fait donner à cette fièvre le nom de courbature.

Traitement *. — Aconit.

Fièvre synoque. — Elle est caractérisée :

1° Par. des prodromes de moins d'un jour. Ces prodromes consistent en : anorexie, ou absence d'appétit, sensation de lassitude et de brisement, nausées et môme vomissements, ou diarrhée , et frissons erratiques;

2° Par un mouvement fébrile intense et continu ;

3° Par une durée de trois à dix jours ;

4° Par une crise qui la termine;

5° Par l'absence de convalescence , ou par le retour rapide de l'état de santé;

6° Par la sporadicité, ou absence d'influence endémique ou épidémique.

On observe quelquefois, dans la période d'augment, du délire et quelques tâches bleuâtres sur la peau; et, pour crise, des pustules aux lèvres, une évacuation consistant en sueur, urines,

(1) Voyez : Mode d'administration des médicaments.

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