DÉLÉTÈRES
Phosphore. — L'empoisonnement aigu exige l'émétique; et quand l'estomac est débarrassé, on administre successivement Acon,Canthar etPhosph. — L'empoisonnement lent, tel qu'on l'observe sou-
vent dans les manufactures d'allumettes, exige Arsenic, contre la gastralgie. — Ferrwn, Arnica, contre les congestions et les hémorrhagies. — Lochesis contre les accidents opiniâtres. — Silicea, Aurum contre les affections des os, que Pfwsph. contribue aussi puissamment à guérir.
Chlore. •— Les accidents occasionnés par cette substance se dissipent sous l'influence de l'eau alcaline (eau, un verre; alcali volatil, 1 ou 2 gouttes) bue abondamment.
Iode. — Son antidote est une décoction de farine, ou toute autre boisson contenant de la fécule, dont on boit plusieurs fois.
Gaz délétères. — Ces gaz, en particulier le gaz des fosses d'aisance, trouvent leur antidote dans l'olfaction de Y alcali volatil. On a souvent à diriger ses soins contre des symptômes d'asphyxie et des phlegmasies des membranes muqueuses.
Dans cette classe sont comprises les maladies, ou plutôt les accidents propres aux diverses périodes de la vie, et qui se développent sous l'influence des changements plus ou moins orageux qui ont lieu dans l'organisme à ces époques. Il sera donc question ici des accidents : de la naissance, de la dentition, de la croissance, de la puberté, de la menstruation, de la grossesse, de la ménopause et de la caducité.
Il y en a deux : la syncope et Vasphyxie^ ou mort apparente*
La syncope est l'effet de la privation de sang dans les cas d'hémorrhagie, soit chez la mère avant la ligature du cordon, soit chez l'enfant, par la déchirure du cordon. On oppose à cet accident les frictions chaudes et sèches sur tout le corps, l'excitation de la respiration par des mouvements imprimés
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à la poitrine pour simuler cette fonction, en même temps que Ton insulfe de l'air par la bouche.
L'asphyxie est l'effet de l'obstruction des voies respiratoires par des mucosités, ou de la compression du cordon ombilical, ou encore de l'insuffisance de la perte de sang. Cette asphyxie est caractérisée par la bouffissure du nouveau-né, par la cyanose et par la suspension ou le retard de l'établissement de la respiration et des mouvements du coeur. Il s'agit de débarrasser les voies respiratoires, de laisser couler quelques cuillerées de sang avant de lier le cordon et d'exciter la peau par des frictions.
La première dentition est presque toujours l'occasion de souffrances plus ou moins grandes. Elle commence du 6 e au 8 e mois et se termine au commencement ou à la fin de la troisième année. Elle comprend vingt dents qui se montrent par groupes, en cinq ou six éruptions : d'abord les incisives, puis les canines, enfin les molaires.
Contre l'inflammation des gencives, avec cris, insomnie, fièvre, mouvements convuisifs : Chamom et Mercur-s alternés, suivis de Galcar-c. — Contre la toux, l'oppression, la fièvre : Aconit, — Contre le retard de l'éruption des dents, et son irrégularité : Calcar-c. — Contre la diarrhée : Chamo. Mercur-s. — Contre l'affaiblissement et Pamaigrissement : Sulfur, Calcar-c f Arsenic,