CHOLÉRA ASIATIQUE
Il est d'observation que l'usage de Cuprum et de Veratrum alternés préserve très-ordinairement du choléra. C'est par un esprit d'innovation mal entendu, que quelques médecins ont conseillé l'esprit de camphre, comme préservatif de cette cruelle maladie. L'esprit de camphre possède une autre propriété parfaitement constatée, c'est de faire avorter le choléra dès son début, avant que les selles et les vomissements se soient établis, alors que le malade est en proie à la frayeur que lui inspirent les crampes et les malaises qu'if ressent. L'Esprit de camphre administré, comme il est dit plus haut, dissipe ces crampes et ces malaises, fait même cesser les premières déjections» ranime les forces déjà abattues et excite une chaleur restaurante suivie de sueur et de sommeil, d'où le malade sort guéri.
Nous n'avons pas insisté sur la description du choléra asiatique, parce que l'expérience la plus complète a prouvé, dès la première apparition de cette maladie, en 1832, que le traitement arrêté dès cette époque et signalé ici, répondait parfaitement aux symptômes caractéristiques, et jouissait d'une efficacité qui ne s'est jamais démentie. Ce fait, remarquable dans les fastes de l'art de guérir, fait regretter de voir quelques médecins homœopathés proposer des médicaments nouveaux qui ne sont pas sanctionnés par la clinique.