DIATHÈSE CANCÉREUSE
blance avec la substance cérébrale ; 2° le squirrhe, qui est très-dur et dégénère en encéphaloïde; 3° le mélanose, composé d'une matière noirâtre mêlée à Fencéphaloïde ; 4° le colloïde, semblable à de la gélatine et qui se transforme en encéphaloïde; 5° le fongus (fongus hématode), tissu érectile, vasculaire, boursouffîé et mêlé d'encéphaloïde.
On peut distinguer dans le cancer les formes bénigne, commune, aiguë et chronique, suivant qu'il est plus localisé, plus rapide ou plus lent dans sa marche. Généralement il présente trois périodes : la 1*» â l'état de tumeur, la 2 e à l'état d'ulcère, la 3* quand la cachexie s'est déclarée. Le cancer débute , en effet, par une tumeur indurée qui se développe plus ou moins rapidement, mais reste souvent stationnaire pendant de longues années. Dans tous les cas, soit après un coup ou une fluxion, soit sans cause connue, il devient le siège de douleurs lancinantes rapides, d'abord rares, puis de plus en plus fréquentes ; sa surface se couvre de bosselures, il grossit, et les ganglions voisins se tuméfient peu à peu. En cet état, le cancer peut demeurer encore stationnaire pendant une ou plusieurs années ; après quoi les douleurs deviennent vives, brûlantes, surtout dans le cancer externe, tandis qu'elles sont souvent nulles dans le cancer interne ; sa masse grossit encore, les ganglions voisins se tuméfient davantage, des veines bleuâtres sillonnent la surface cancéreuse ; enfin, l'ulcération se produit et le cancer envahit et désorganise les tissus ambiants .
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On a souvent donné au cancer le nom vague de carcinome. On Ta aussi désigné par des noms particuliers selon son siège et sa forme ; à la peau ou sur les limites des muqueuses; par ceux :
d'épithélioma, de chéloide, de cancroide % de noli me tancer e; sur les os, par celui d'ostéosarcome; dans sa forme fongueuse, plus ordinaire à l'intérieur, par celui de cancer hémotode, ou hémataide, fongoïde.
Traitement. — Tant qu'un cancer n'est pas ulcéré on doit insister sur le traitement des adénites, des tumeurs glandulaires, des indurations. Conium, Merc.sol. et lodium doivent être employés avec persévérance ; — Silicea et Causticum ont la préférence dans le cancer à la peau. Dans tous les cas, on intercalle de temps en temps Sulfur. et Arsen.
Dès qu'apparaissent les douleurs lancinantes, les bosselures, l'engorgement des glandes voisines, on administre absolument: Apis-mel et Arsen. , par périodes de 2 à 3 semaines pour chacun d'eux, et quelquefois en les alternant; — on en interrompt l'usage de loin en loin pour donner Phosph. — Les recrudescences inflammatoires exigent le retour à Merc.sol alterné tantôt avec Arsen, tantôt avec Apis-meU — Les douleurs excessives cèdent quelquefois à Cojfea-cr. et aussi à Chancom.
Lorsque l'ulcération se produit: Apis-mel et Arsen. retardent souvent pendant des années le travail désorganisateur et la marche de la maladie; — Silicea et Phosph. conviennent mieux au noli me tan-
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gère-, — on a recours à Thuya et à Nitri-ac dans les cas où des végétations couvrent l'ulcère ; — à Phosph. et Lachesis, s'il y a des fongosités saignantes; — à Silicea et Sulfur s'il y a des anfrao tuosités et des trajets fistuleux. Mais il faut rêve*' nir souvent à Apis-mal. et Arsen., pour s'opposer à rétablissement ou au progrès de la cachexie; enfin, on combat par des moyens appropriés les accidents et les affections consécutives.
Lorsqu'on peut procéder à l'ablation d'une tumeur cancéreuse, surtout d'un cancer à la peau, aux lèvres, il vaut mieux, pour obtenir sa destruction, employer la pâte arsenicale selon les règles de la chirurgie.
Le cancer interne ne se décèle quelquefois que par la teinte jaune paille ou plombée de la peau de la période cachectique; surtout lorsqu'il est diffus, sans tumeur appréciable. Celui de l'estomac présente les symptômes de la dyspepsie et les désordres variés occasionnés par la tumeur selon son siège. Lorsqu'il s'ulcère, l'on observe des vomissements , des déjections mélaniques , couleur chocolat; Plumbum est en pareil cas un médicament non moins utile que ceux indiqués par les accidents dyspepsiques et autres.