‹ La pratique de l'homoeopathie simplifiéeChapitre 28 sur 139 · DIATHÈSE TUBERCULEUSE · texte numérisé non relu

DIATHÈSE TUBERCULEUSE

Caractérisée par l'existence et révolution plus ou moins rapide des tubercules, avec des symptômes qui varient suivant leur siège. Le tubercule

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est un produit morbide composé de matières calcaires et amorphes, se développant dans les tissus : membranes, poumon, glandes, os. D'abord dur et transparent, il devient ensuite plus gros et opaque, se ramollit et prend une consistance caséeuse. Sa grosseur varie entre celle d'un grain de millet, et celle d'un noyau de cerise. Il est, tantôt enkysté et arrondi, tantôt diffus, et se montre ordinairement en grand nombre.

Les principales affections tuberculeuses sont : la méningite tuberculeuse, la phthisie tuberculeuse, la laryngite tuberculeuse, la mésentente tuberculeuse ou carreau, dont il est traité en leur lieu. Les affections tuberculeuses externes, telles que la tumeur blanche, le lupus, et qu'on peut appeler externes, trouvent aussi place ailleurs.

Il faut adjoindre à la diathèse tuberculeuse les granulations constituées par le développement morbide des glandules ou follicules des membranes muqueuses ou séreuses et qui font saillie à leur surface sous forme de petites élevures plus ou moins apparentes. Cette lésion s'observe principalement au larynx, sur la conjonctive, à la vulve, au col de la matrice, à l'anus, et constitue le plus souvent une affection scrofuleuse ou dartreuse.

Traitement. — Le traitement de cette diathèse combat les prédispositions héréditaires dont les familles ne sauraient trop se préoccuper. Il est question de soustraire les enfants aux influences

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pernicieuses d'un climat froid, d'un genre de vie sédentaire, d'un régime uniforme et animal, des contentions d'une éducation et d'une instruction trop exigeante, pour les soumettre à des influences plus hygiéniques d'un climat plus chaud, plus méridional, de l'action du soleil et du grand air, de l'exercice corporel, de la gymnastique, d'une habilitation sèche et élevée, des frictions et des lotions froides quotidiennes, et surtout, quoi qu'on en dise, du régime lacté et végétal. Les eaux minérales sulfureuses, silicatées, arsenicales, iodurées, sont aussi très-utiles.

DIÀTHÈSE PURULENTE.

Caractérisée par la tendance des solides et des liquides coagulables à se transformer en pua. Cette maladie a été jusqu'à présent décrite sous les noms de phlébite purulente, d'infection purulente, depyoémie. Elle se déclare surtout chez les femmes en couches, les blessés, les opérés réunis en un même lieu. Elle est quelquefois spontanée, sporadique. Elle est plus souvent épidémique dans les camps, les ambulances, les hôpitaux.

Elle présente cinq formes : 1° la forme foudroyante, toujours épidémique, dans laquelle les tissus, les articulations, les viscères phlogosés subissent la transformation purulente en peu d'heures, au milieu d'un mouvement fébrile ardent et des symptômes les plus graves; 2° la forme maligne, dans laquelle les symptômes du

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début sont insidieux, sans gravité apparente, et qui aboutit aux phénomènes les plus graves au bout de trois jours ; 3° la forme fixe, dans laquelle il n'existe qu'une seule affection phlegmasique, mais qui suppure en quelques heures; 4° la forme bénigne, qui n'offre également qu'une seule affection, mais à marche moins rapide ; 5° enfin la forme commune dont les principaux symptômes sont :

frissons violents, plusieurs fois répétés durant les premières heures; chaleur vive avec fièvre ardente succédant à ces frissons; faiblesse énorme rapide ; suppuration se déclarant en un ou deux jours sur de vastes étendues, avec multiplication rapide d'autres phlegmasies également purulentes. On peut rattacher à la diathèse purulente certains cas de suppuration multiple, consistant en des abcès sous-cutanés sans chaleur ni mouvement fébrile, et pouvant constituer la forme chronique.

Traitement. —Aconit est le premier médicament à employer, il correspond aux frissons et à la fièvre aiguë. Silicea vient ensuite. Ces deux médicaments sont les seuls connus jusqu'à présent comme étant adaptés aux symptômes de cette maladie, et les seuls qui aient été employés. Veratrum pourrait être mieux adapté aux frissons et à la chute rapide des forces, et Merc.-sol à l'ardeur de la fièvre et à l'état phlegmasique des tissus. Les abcès apy rétiques qui se succèdent souvent avec opiniâtreté semblent indiquer Phosphvr. et Hepar-

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suif, indépendamment deSilicea. On soutient les forces du malade, dès le début, et dans la période la plus aiguë elle-même, par des consommés, du vin généreux et du café.

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