‹ La pratique de l'homoeopathie simplifiéeChapitre 29 sur 139 · DIATHÈSE SYCOSIQUE OU ÉPITHÉLIALE · texte numérisé non relu

DIATHÈSE SYCOSIQUE OU ÉPITHÉLIALE

Caractérisée par la production de végétations ou excroissances épithéliales, sans mouvement fébrile. En général ces excroissances siègent sur la peau, ce sont les verrues, les fies cutanés; ou sur les limites des membranes muqueuses, ce sont les lies muqueux, diversement appelés suivant leurs formes, condylomes, poireaux, crêtes de coq, chouxfleurs, ou même polypes. Les polypes siègent plus profondément dans les ouvertures naturelles, sur les membranes muqueuses du nez, de l'oreille, de la matrice. Cette maladie est héréditaire. Elle est souvent aussi communiquée avec la syphilis, mais distincte de cette dernière.

La sycose se présente sous deux formes : 1° la forme commune, dont les excroissances subsistent plus ou moins longtemps, disparaissent parfois et n'occasionnent pas d'accidents ; 2° la forme maligne, qui consiste dans l'ulcération phagédénique d'une excroissance plus ou moins ancienne; le plus souvent les excroissances qui dégénèrent ainsi, sont des boutons ou verrues lisses ou luisantes situées sur les lèvres, au bord des paupières, elles s'enflamment à la suite d'un coup, d'une

Alexis Es pan et. 4

62 diàthèses

égratignure, s'ulcèrent et présentent quelque ressemblance avec le noli me tangere.

Traitement. — L'excision des verrues et des fies est un moyen insuffisant ou même nuisible, ces végétations se reproduisent. Le traitement direct interne est seul efficace. On administre le médicament indiqué, pendant un ou deux jours d'une semaine, trois ou quatre semaines de suite» S'il y a deux médicaments, on les donne successivement, ou on les alterne dune semaine à l'autre, pendant environ deux mois .

Dulcam. et Caustic : verrues lisses , en pleine peau.

Lycopod : verrues fendillées, rugueuses, verrues dures et petites, verrues placées dans le pli de la peau contre l'ongle.

Nitri-ac. : verrues siégeant dans les plis, verrues molles ou fendillées à la base avec suintement

Thuya et Calcar-carb. : dans les cas opiniâtres.

Silicea et Lycopod : fies cutanés ou verrues pédonculées et filiformes du dos, du cou et d'ailleurs.

Silicea. et Dulcam, : verrues lisses à apparence cristalline.

Les végétations sycosiques des membranes mu* queuses cèdent en général à Thuya; mais Nitri-ac. convient mieux si la végétation a la forme du choufleur, ou si elle est molle et saignante. Dans les cas opiniâtres on a recours à Phosphor. et Cdkar* carL; et si les fies sont fermes, blanchâtres ou roses, on emploie Silicea et Lycopod*

DIATHÈSE DIPHTHÉRITIQUE 63

Les mêmes médicaments doivent être prescrits contre les polypes, et plus particulièrement Phosphor. } quand ils sont mous et saignants.

La forme maligne de la sycose avec ulcération rongeante exige Thuya et Nitri-ac, puis Silicea. On choisit Arsen. si les douleurs sont brûlantes.

Les fongosités simples, ou boutons charnus exubérants qui s'élèvent à la surface des ulcères , constituent de simples excroissances, fréquentes chez les scrofuleux et les scorbutiques. On les réprime en les touchant avec un crayon de pierre infernale, s'ils nuisent à la cicatrisation.

DIATHÈSE HÉMORRHAGIQUE.

Caractérisée par des hémorrhagies de plus en plus fréquentes, siégeant sur divers organes, par l'anémie et par la cachexie finale. Cette maladie est héréditaire, et peut exister pendant longtemps avec les apparences de la meilleure santé.

Traitement. — Indépendamment du traitement des hémorrhagies, il est question de modifier la constitution par le régime, le genre de vie, la gymnastique, et par remploi continu, à intervalles plus ou moins éloignés, deSulfur., Phosphor., Mercur-s.j Càkarea-c,

DIATHÈSE DIPHTHÉRITIQUE OU DIPHTHÉRIE.

Caractérisée par une inflammation accompagnée

Page 1