LE BAIN DE SIÈGE
des spasmes musculaires, comme on en observe dans les coliques utérines, la cystite aiguë, le ténesme intense. Dans ces conditions, comme les muscles et les vaisseaux ont des contractions, toniques ou spastiques, sous l'influence de Texcitabilité des vaso-moteurs, on doit employer les bains chauds ou les bains de vapeur. On administrera donc ceux-ci, dans les cas de ténesme vésical, uréthral ou rectal; dans le spasme vésical produit par des excès génitaux ou des écarts de régime ; dans les coliques menstruelles et les coliques utérines; dans le spasme des uretères et les coliques néphrétiques; dans l'aménorrhée.
Les bains de siège tièdes (?) prolongés, bains à 72o F. (22,2° C), ont des effets analogues à ceux des bains froids à 300-63'^ F. (10° 17,2° C). Us n'amènent pas une réaction excessive et ils abaissent la température abdominale pour un temps considérable. Ils exercent une action sédative sur les terminaisons des nerfs sensitifs. Ils déterminent un mouvement lent et régulier des tuniques musculaires des vaisseaux. Le bain de siège tiède prolongé est surtout indiqué, lorsqu'il s'agit d'obtenir une action antiphlogistique, comme dans les catarrhes de Vurèthre et de ses annexes; dans la blennorrhée, la leucorrhée; dans la mélrite, la cystite, la proctite, les hémorrhoïdes, Vovarxte, la colite et la typhlite.
Dans la constipation accompagnée d'anémie, les bains de siège de courte durée donnent parfois des résultats très favorables. On place le malade dans de l'eau à 85° F. (29,0° Ci, dont on abaisse chaque jour la température de deux degrés (l,loC.), jusqu'à ce qu'elle soit à 60<^ F. (15. o' C), et on pratique une friction et un pétrissage sur son abdomen. Après le bain, on administre une douche abdominale, puis une douche générale avec le jet en éventail, surtout quand il s'agit de femmes anémiques constipées.