‹ La pratique de l'hydrothérapieChapitre 45 sur 105 · RÉFRIGÉRATION DE LA PROSTATE · texte numérisé non relu

RÉFRIGÉRATION DE LA PROSTATE

confirmer les conclusions en m'appuyant sur les observations que jai faites avant la publication de son travail et depuis celle-ci, les malades, chez lesquels la région prostatique de l'urèthre est extrêmement hyperesthésiée, se plaignent de pertes séminales fréquentes, suivies d'une fatigue plus oumoins grande, déjaculations prématurées, d'érections tellement incomplètes et de si courte durée que l'intromission est parfois impossible. Chez certains malades, l'appétit sexuel est très diminué, chez d'autres il est aboli. En plus de ces symptômes locaux, le malade accuse de nombreux troubles neurasthéniques, qui, avec les premiers, font de lui un neurasthénique confirmé.

Le D"" AViener cite plusieurs observations cliniques démonstratives, en vue d'établir la valeur de son appareil peu compliqué. Nous pouvons résumer une de ces observations, à titre d'exemple, car les malades de ce genre qui vont d'un cabinet de consultation à l'autre, à la reclierche d'un soulagement et de la guérison, sont un fléau pour le médecin.

M. J..., âgé de 24 ans ; marié depuis plusieurs années; s'était adonné à la masturbation. Après trois ans et demi de mariage, il s'apeirut que, tout en conservant un certain appétit sexuel, il n'était plus capable de régler volontairement ses érections ; il avait cinq ou six pertes séminales par semaine, qui l'épuisaient tellement qu'il ne pouvait qu'à grand'peine s'occuper convenablement Je ses affaires. Il lui était absolument impossible d'avoir une érection complète. A ces troubles s'associait une gastrite catarrhaie légère, ce qui mettait le malade dans une situation très pénible. Un examen de l'urèthre permit de reconnaître l'état que l'on découvre le plus fréquemment dans les cas de ce genre. Un cathétérisme pratiqué avec une sonde métallique n» 23 (de la fdière française) montra qu'il n'existait qu'un simple rétrécissement spasmodique. La portion prostatique de l'urèthre avait une telle sensibilité que le malade ne pouvait supporter le contact de l'instrument. On suspendit le traitement durant trois jours ; après quoi, on introduisit un psychrophore, tous les trois jours la première semaine, et tous les jours pendant la deuxième et la troisième semaine. On interdit tout rapport sexuel au cours de ce traitement ; on n'administra au malade aucune boisson stimulante ; on le mit à un régime consistant en aliments complètement et facilement digestibles. Au bout des trois semaines, on fit un nouvel examen ; le résultat en fut si découraîreant que le malade refusa de se soumettre plus longtemps à cette méthode de traitement. La sonde, le psychrophore et le bromure de potassium furent remplacés par une irrigation d'eau

PRATIOL E DE L HYDROTHERAPIE

froide pratiquée à l'aide du réfrigérateur prostatique. Le résultai fat étonnant. A la fin de la première semaine, on remarquait déjà une amélioration. A la fin de la quatrième semaine, je pus passer une sonde sans aucune difficulté. Les pertes avaient complètement cessé. Au bout de six semaines de traitement, le malade fut guéri. 11 n'a, depuis trois ans, présenté aucune récidive des troubles dont il avait soutfert ; l'appareil génital a un fonctionnement normal.

L'auteur rapporte douze observations de ce genre, qui témoignent suffisamment en faveur de cette méthode de traitement. Les résultats ont été constamment heureux, dans tous les cas qui ont pu être suivis.

Je n'ai pas à enregistrer des succès aussi constants ; mais, j'ai constaté souvent, qu'il était nécessaire de recourir à la douche périnéale. En associant les deux procédés, je suis

arrivé à guérir des cas de cette catégorie, qui semr Liaient peu encourageants.

DOUCHE PÉRINÉALE

La douche périnéale (lig. 64) est obtenue au moyen d'un tuyau vertical, que l'on met en commuaication avec les canalisations d'eau froide et d'eau chaude. Le malade, assis sur un tabouret ou sur une chaise, qui présente une ouverture dans laquelle se loge le périnée, reçoit le jet ascendant directement sur cette région, pendant deux à dix minutes.

Indications thérapeutiques. — La douche périnéale, si on l'administre avec une pression modérée et plusieurs fois par jour, en employant de l'eau à une température de 60'^-75o F. (L'iioy-^SiSo G.),rend des services dans le traitement des hémorroïdes; le

ï"ig. 64. — Douclie périnéale.

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