‹ La pratique de la chirurgie d'urgenceChapitre 19 sur 72 · COUDE · texte numérisé non relu

COUDE

par la prédominance de tel ou tel diamètre : le diamètre antéro-postérieur est agrandi dans les luxations en avant ou en arrière ; le diamètre transversal est le plus considérable dans les luxations latérales. Enfin, comme dans l'immense majorité des cas il est facile, malgré le gonflement, de sentir les principales saillies numérales et radio-cubitales, il convient de ne jamais omettre l'examen minutieux des rapports de ces diverses saillies entre elles, qui seul peut servir à différencier d'une manière absolue les luxations des fractures du coude. — Traitement : 1° réduire, en faisant exercer des tractions inverses sur le bras et sur l'avant-bras, et en repoussant , avec les doigts, dans une direction convenable, indiquée par le déplacement, les saillies luxées : les procédés dits à bascule rendent parfois de bons services, dans les luxations en arrière, par exemple, où l'un des meilleurs modes de réduction consiste à presser fortement sur l'olécrâne, avec le talon de la main droite (s'il s'agit d'une luxation du côté droit), tandis que l'avant-bras est fléchi sur le bras gauche du chirurgien ou le genou d'un aide, placé au pli du coude; 2° maintenir la réduction à l'aide d'un simple bandage en 8, après application de compresses résolutives ; écharpe.

6° Ayant-bras.

Fractures :

Des deux os de l'avant-bras. — Dans ces fractures,

les os ont une grande tendance à se rapprocher et à effacer l'espace interosseux. Aussi l'indication générale est-elle de placer la main dans une demi- pronation et l'avant-bras dans une demiflexion, en même temps qu'on refoule les parties molles entre le cubitus et le radius, à l'aide de compresses graduées, de linges roulés en cylindres ou de bouchons : deux attelles, l'une supérieure, l'autre inférieure ; un bandage spiral ou quelques bandelettes de diachylum disposées de distance en distance, constituent l'appareil ordinaire de ces fractures.

Du cubitus. — Elles intéressent l'olécrâne ou le corps de l'os. Celles de l'olécrâne, reconnaissables à la dépression anormale que laissent entre eux les fragments, et à l'abolition subite des mouvements de flexion et d'extension de l'avant-bras, sont faciles à réduire, mais très-difficiles à maintenir réduites : placer l'avant-bras dans l'extension incomplète; presser sur le sommet de l'olécrâne, au moyen d'une bandelette de diachylum, dont le plein est appliqué sur le fragment supérieur et dont les extrémités sont entre- croisées sur la face antérieure de l'avant-bras, ou au moyen de compresses graduées, d'un bandage spiral de la main et de l'avant-bras, terminé en 8 à l'entour du coude. Les fractures du corps du cubitus, ordinairement sans déplacement, se traitent comme les fractures des deux os de l'avant-bras.

Du radius. — Les fractures du corps s'accompa-

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