GÉNÉRALITÉS
glissé sous le lien, tord celui-ci de manière à produire une constriction suffisante du membre.
Garrot.
Une plaque de corne, de cuir ou de carton, protège la peau contre les froissements et les meurtrissures au niveau du point où se fait la torsion.
A l' avant-bras et à la jambe, il suffît de maintenir le membre en flexion forcée, pour suspendre la circulation.
Si l'artère, source de l'hémorrhagie, bien que visible au fond de la plaie, demeure peu accessible aux pinces, il faut avoir recours au cautère actuel.
122 LIGATURES D ARTERES.
Si l'artère est saisissable au moyen des pinces, il faut provoquer son oblitération par le froissement^ màchure ou la torsion, ou enfin pratiquer la ligature.
Art. 2., — ligature directe des artères comprises dans une plaie.
L'opération se divise en trois temps :
1er Temps : Le vaisseau est saisi en deux points opposés de sa surface extérieure et près de son extrémité, avec la pince à torsion et à ligature (ou avec la pince à dissection ordinaire, quand on n'a pas la première sous la main), puis attiré légèrement au dehors.
2e Temps : On sépare l'artère des veines, des nerfs et du tissu cellulaire qui l'environne, au moyen de quelques tractions exercées sur ces parties avec une seconde pince.
3e Temps: On fait jeter sur le vaisseau une ligature de fil de lin ciré, par un aide intelligent qui serre le premier nœud ; on s'assure de la constriction, et, lorsqu'on la juge convenable, on la maintient par un second nœud.
Mais il n'est pas toujours facile, ou prudent, de dénuder l'artère. On comprend alors, dans la ligature, soit l'artère et les veines collatérales, soit l'artère et une certaine épaisseur de toutes les parties molles environnantes.
D'autre part, le médecin peut se trouver réduit à opérer sans aide, ou n'avoir pas confiance dans