ART. 1 . — DE LA SAIGNÉE
Entre toutes les'bpérations de la chirurgie d'urgence, la saignée mérite la première place. Sans doute, le champ de ses indications est moins étendu qu'il ne l'était autrefois : une délimitation plus précise du groupe des congestions encéphaliques, une pathogénie plus scientifique deshémorrhagies du cerveau, une connaissance plus complète de l'action des médicaments susceptibles de lutter contre les phlegmasies viscérales, ont restreint l'emploi des émissions sanguines. Mais la phlébotomie reste encore, dans bon nombre de maladies, comme le moyen thérapeutique par excellence.
Corre. — Chir. d'urg. 1
1° Saignée du bras.
Cinq veines peuvent être ouvertes au pli du bras :
La radiale, située au côté externe de l'avantbras ;
La cubitale, située au côté interne;
La médiane, placée entre les précédentes, à la partie antérieure : elle se divise en deux branches superficielles, l'une externe, qui va se jeter dans la céphalique,
La médiane céphalique; l'autre interne, qui se rend dans la basilique,
La médiane basilique.
L'ensemble de ces veines représente assez bien un M, dont la pointe du V serait prolongée par la médiane. Des filets nerveux entourent les vaisseaux, et l'artère humérale croise très-obliquement la veine médiane basilique, dont elle est séparée par l'expansion aponévro tique du tendon du biceps.
Manuel opératoire. — Le malade est assis ou couché. Un lien est appliqué circulairement à la partie inférieure du bras, et arrêté par une simple rosette : il exerce une constriction suffisante pour suspendre le cours du sang veineux, mais non pour intercepter celui du sang artériel. Les veines apparaissent bientôt sous forme de cordons bleuâtres, cylindriques, noueux: le chirurgien choisit la plus apparente si elle n'offre pas des rapports trop in