‹ La pratique de la chirurgie d'urgenceChapitre 66 sur 72 · ART. 1. — DU TAMPONNEMENT DES FOSSES NASALES · texte numérisé non relu

ART. 1. — DU TAMPONNEMENT DES FOSSES NASALES

Pour arrêter l'épistaxis, il faut placer le malade dans un lieu frais, la tête élevée, les tempes et le front recouverts de compresses imbibées d'eau froide ; si l'écoulement de sang persiste, on a recours aux injections astringentes dans les fosses nasales (1), à l'élévation du bras correspondant à la narine qui fournit l'hémon hagie (Négrier), et enfin au tamponnement.

Le tamponnement se pratique avec la sonde de Belloc.

On prépare un premier bourdonnet de charpie, destiné à fermer l'orifice postérieur de la fosse nasale, et entouré, à sa partie moyenne, de deux longs fils, doubles et cirés ; un second bourdonnet, qui doit être placé à l'orifice antérieur, et non garni de fils.

(1) Voici une formule d'injection qui nous a rendu de bons services dans les hémorrhagies nasales de la fièvre jaune :

Sous-nitrate de bismuth 4 grammes.

Perchlorure de fer à 30° 4 —

Eau distillée 40 —

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